C’est dans le laboratoire de l’hôpital Charles Nicolle de Tunis qu’une équipe de médecins et de chercheurs tunisiens a pu déchiffrer le matériel génétique (ARN) du coronavirus qui cause de multiples cas de contamination en Tunisie.

La nouvelle, qui marque ce processus scientifique de lutte contre le coronavirus, a été annoncée, hier, par le ministre de la Santé, Abdelatif Mekki, dans des déclarations médiatiques. En effet, intervenant lors d’une émission radiophonique, il a affirmé que le laboratoire de l’hôpital Charles Nicolle a réussi à découvrir l’ARN du coronavirus, c’est-à-dire l’acide ribonucléique qui compose le matériel génétique du Covid-19.

«C’est un grand moment, cette découverte est un grand honneur pour la Tunisie et pour la médecine tunisienne», a-t-il lancé, affirmant que cette prouesse permettra de comparer le virus qui circule en Tunisie avec les différents virus des autres pays comme la Chine, la France, l’Italie… afin d’en déduire certaines éventuelles mutations.

Rendant hommage à Dr. Ilhem Boutiba, première responsable de cette découverte et à toute son équipe ainsi que la famille des chercheurs scientifiques en Tunisie, le ministre a en outre affirmé que cette équipe continuera ses recherches scientifiques afin de connaitre plus sur ce virus.

Notons que le Covid-19, appelé plus communément coronavirus, est un virus à ARN dont le matériel génétique est constitué d’ acide nucléique causant des maladies humaines, tout comme les virus de l’Ebola, le Sras, la grippe, l’hépatite C, la fièvre du Nil occidental, la poliomyélite ou encore la rougeole.

Alors que la pandémie de coronavirus ne cesse de faire des ravages partout sur la planète, de nombreux scientifiques réalisent une course contre la montre pour trouver des traitements. Mais les risques de mutation de ce virus entravent  ces efforts, d’autant plus que les symptômes de la maladie du coronavirus peuvent différer d’un pays à un autre. En effet, en France par exemple, les médecins et  chercheurs qui multiplient les pistes, comme le vaccin BCG ou la chloroquine, font savoir qu’une éventuelle mutation du virus pourrait compliquerait la donne. Selon le professeur Éric Caumes, chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital de Pitié-Salpêtrière à Paris, «si le virus mute, le futur vaccin développé pourrait devenir moins efficace «.

Ainsi, la découverte du matériel génétique de ce virus par cette équipe tunisienne pourrait contribuer à faire avancer les recherches scientifiques dans le monde entier, notamment en ce qui concerne les pistes de mutation du Covid-19.

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