Le communiqué du ministère des affaires culturelles relatifs à la reprise des tournages a crée des divergences. Il semble que ce communiqué a été saisi à demi-mot … Il annonce la reprise des tournages des feuilletons ramadanesques jusque-là suspendus à cause de la pandémie du coronavirus. Contactée par notre journal, madame la ministre des affaires culturelles Chiraz Laatiri nous a donné plus de précisions sur les conditions de ces tournages.

Le ministère des affaires culturelles vient de signer un nouveau partenariat avec la télévision nationale qui ouvre une voix longtemps obstruée devant les films et les documentaires tunisiens que la télévision refusait auparavant d’acquérir. C’est de l’ordre de la victoire lorsqu’on sait à quel point les syndicats professionnels se sont cassés les dents devant cette tâche. Ainsi l’espace « Choufli fen » diffusera les productions tunisiennes quotidiennement entre 21h et 00h00 et une nouvelle gouvernance culturelle se profile surtout avec la création du fond « Relance culture » qui n’est pas un rajout au budget public, mais une contribution de sponsors et de mécènes pour la précision.  Mais le communiqué du ministère des affaires culturelles relatives à la reprise des tournages a créé des divergences.

Il semble que ce  communiqué a été saisi à demi-mot … Il s’agit du communiqué du 08-04-2020 qui annonce la reprise des tournages des feuilletons ramadanesques jusque-là suspendus à cause de la pandémie du coronavirus.

Le communiqué a divisé aussi bien  les  professionnels, que les représentants d’autres secteurs à tel point que le ministère des affaires culturelles a publié un nouveau communiqué  le 10-04-2020 pour préciser « Que la décision de suspendre les autorisations de tournage a été prise en concomitance avec celle du confinement général .

Que la possibilité de donner un avis favorable à certains tournages est une initiative « étudiée » qui obéit aux conditions du confinement général avalisées par les commissions sanitaires.

Que cette décision de reprendre les tournages a pour objectif de garantir une matière télévisuelle dramatique qui accompagnerait les familles tunisiennes dans leur confinement au cas où celui –ci se prolongerait jusqu’au mois de ramadan.

Que le communiqué du 08 avril  a précisé qu’il s’agit d’un nombre réduit de tournages dont la finition dépend encore de quelques séquences à conditions d’obéir à des consignes sanitaires drastiques selon les normes du ministère de la santé .

Et que tout producteur contrevenant à ces consignes ferait l’objet de poursuites judiciaires et verra son tournage suspendu.

Interrogée par notre journal La Presse sur les conditions de ces tournages madame la ministre des affaires culturelles Chiraz Laatiri a précisé que pendant le tournage ces équipes seront en confinement et que le producteur doit leur garantir l’hébergement sur place jusqu’à la fin du tournage.

« Il va de soi que le nombre des équipes sera revu à la baisse et que toute personne participant à cette entreprise subira les tests nécessaires avant et après le tournage, précise la ministre des affaires culturelles. Avant nous ne pouvons pas le faire parce qu’on n’était pas sûrs d’avoir ces tests, maintenant que le ministère de la santé nous assure que ces tests et les équipements de protection seront garantis, nous avons décidé la reprise de ces tournages suspendus uniquement. Le communiqué précise que nous n’allons pas donner automatiquement ces autorisations mais il faut que le producteur remplisse toute une armada de conditions … On sera très ferme sur ce point » .  

Et si les membres de l’équipe refusent ces conditions ?  « Si le corps artistique ou technique en rapport avec la production refuse ces conditions, il va sans dire que le ministère n’autorisera pas la reprise du tournage   insiste Chiraz Latiri . Le ministère s’engage à mettre à disposition les tests nécessaires et veille à ce que le, producteur remplisse toutes les conditions. Ces demandes seront examinées avec beaucoup de vigilance ».

Cette décision serai-t-elle le résultat de certaines pressions de la part des producteurs ? « Aucunement, répondra la ministre des affaires culturelles, ce n’est ni en relation avec les sociétés de productions, ni avec les télévisons. Je suis dans une solidarité gouvernementale où on a vu qu’il y a une opportunité d’offrir une matière télévisuelle dramatique qui aiderait le tunisien à mieux gérer son confinement. Ce n’est nullement une intention de favoriser un secteur par rapport à un autre non plus ».

Pour le moment il ne s’agit que d’un appel à déposer des demandes de reprises avec un engagement à respecter les nouvelles conditions. La ministre n’a  encore signé aucune autorisation.

Pour lors ne nous emballons pas et restons droits dans nos bottes les conditions de ces tournages sont si drastiques que très peu d’élus seront sur la liste ….

Charger plus d'articles
Charger plus par Salem Trabelsi
Charger plus dans à la une

Laisser un commentaire