Le ministère des affaires locales donnera le coup d’envoi demain de l’application de la stratégie nationale de lutte contre les insectes dans les 350 communes de la Tunisie. Mais que prévoit le ministère ?

Selon un document diffusé aux journalistes par le ministère des affaires locales, la stratégie nationale est appliquée en collaboration entre les différentes parties prenantes que sont : le ministère de la santé, le ministère de l’équipement, le ministère de l’agriculture, l’Office National d’Assainissement (ONAS), les municipalités, l’Institut pasteur, l’observatoire national des maladies nouvelles et émergentes, ainsi que les associations actives dans le domaine environnemental.

Une cellule permanente

La cellule permanente de lutte contre les insectes qui se réunit régulièrement sous la présidence du ministre des affaires sociales a décidé de consacrer 2 MD pour l’acquisition d’insecticides et la location d’un avion en vue d’intervenir au grand Tunis, Nabeul, Sousse, Kairouan et Monastir.

Dans les différentes régions de la République, les gouverneurs ont été invités à identifier les foyers de prolifération des insectes, vecteurs des épidémies du virus du Nil occidental, et favorables l’émergence des moustiques tigres.

Les autorités locales doivent également répartir les activités relatives aux opérations de nettoyage, d’aspiration d’eau et de remblayage dans les marais et les bassins d’eau. Les maires sont notamment appelés à faire preuve de la plus grande fermeté vis à vis des contrevenants aux règles d’hygiène.

Sur le terrain

Les collectivités locales consacrent chaque année près de 3 MD pour l’achat de pesticides et différents équipements pour animer les équipes d’intervention terrestre qui utilisent la technique « Swing fog  » (vaporisation). Selon le ministère des affaires locales, les communes qui n’ont pas les moyens techniques et financiers nécessaires seront épaulés par le ministère de la santé.

Démarrage de la campagne anti-insectes à Kairouan (technique « Swing fog  » )

D’un autre côté, des entreprises privées choisies par l’ONAS et le ministère de l’équipement, nettoient progressivement les étangs et les marais.

Sur le plan stratégique, le ministère tend à utiliser des techniques modernes, notamment un système d’information géographique permettant que redéfinir la carte phytoécologie de la Tunisie.

Pour faire face à la particularité du marais de Sijoumi, les autorités ont fait acquisition d’un hydroglisseur ainsi que l’utilisation de drones pour lutter contre les insectes.

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