Lieux de culte désertés, fidèles confinés : jamais le monde n’aura vécu un bouleversement des rites religieux comme cette année à cause du coronavirus.

Ainsi, si des millions de chrétiens n’ont pu célébrer avec faste la résurrection du Christ, que les musulmans ont été acculés à renoncer à la omra et aux prières collectives nocturnes (Tarawih) pendant le mois du Ramadan, c’est au tour des juifs d’être privés du pèlerinage de la Ghriba.

En effet, cet important rassemblement, prévu du 7 au 13 mai en Tunisie, « est annulé en raison de la pandémie de coronavirus », a annoncé hier Perez Trabelsi, président du comité d’organisation de cet évènement rassemblant habituellement des milliers de pèlerins du monde entier.

Il ajoute que la décision d’annuler le pèlerinage n’était pas facile à prendre compte tenu de la portée spirituelle et symbolique de l’événement.

En effet, les bouleversements dus à cette pandémie ont entraîné l’annulation de plusieurs rites des principales religions monothéistes à travers le monde.

Le hasard a voulu que ces trois rendez-vous importants dans la vie de millions de fidèles concordent en termes de temps avec le pic de la pandémie. De quoi brimer les adeptes les plus appliqués qui observent scrupuleusement les rites dédiés à chacune de ces religions de par leur symbolique, leur solennité, la profondeur de la signification, leur portée et la ferveur dans laquelle ils sont célébrés. 

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