En ces temps difficiles de crise sanitaire, les efforts nationaux de lutte contre la spéculation se poursuivent.

Il faut dire que la spéculation a été de tout temps le casse-tête de l’exécutif, puisque rien n’arrête la cupidité des spéculateurs. Même une pandémie qui met en danger des vies humaines! Bien au contraire, en ces temps de coronavirus, la spéculation et l’augmentation aberrante des prix sur le marché battent leur plein, laminant le pouvoir d’achat des Tunisiens.

Le nombre croissant des cas de spéculation et d’augmentation des prix signalés auprès de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (Inlucc) en témoignent.

Dénoncer la spéculation

En effet, rappelons-le, dans le cadre de sa contribution aux efforts nationaux de lutte contre le coronavirus, l’Inlucc a mis en place, le 20 mars dernier, un numéro vert 80102222 pour dénoncer entre autres la spéculation sur les produits alimentaires et hygiéniques, l’augmentation aberrante des prix outre et le non-respect des mesures de confinement en vigueur. Selon les communiqués publiés quotidiennement par l’Inlucc, l’instance a reçu, jusqu’au 14 avril 2020, plus de 6.200 signalements, dont plus de la moitié concerne des cas de spéculation et d’augmentation des prix. Plus de 56% des plaintes reçues concernent des dénonciations de commerçants. Les signalements concernent également des agissements de omdas, maires et députés. Sur le plan législatif, toujours dans le cadre de la lutte contre la spéculation, en ces temps de coronavirus, le chef du gouvernement Elyes Fakhfakh a affirmé, dans son interview diffusée le 19 avril 2020 sur Al Wataniya 1,que le gouvernement a durci les peines à l’encontre des spéculateurs. Il a déclaré que le nouveau décret-loi sanctionnant les spéculateurs ne comporte plus de réconciliation. Ils risquent, désormais, une peine de prison allant jusqu’à 3 ans.

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Charger plus par Marwa Saidi
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