« Il est temps de miser sur le secteur numérique, secteur stratégique, et de construire une société numérique impliquée », a indiqué vendredi Mohamed Ali Guiza, secrétaire général de la Confédération Générale Tunisienne du Travail (CGTT), dans un discours prononcé à l’occasion de la célébration de la fête du Travail.

Selon lui, la Tunisie et le monde en général est en train de vivre une 4e révolution industrielle basée sur l’intelligence et l’invention, des facteurs sur lesquels nous avons misé depuis la construction de l’État après l’indépendance à travers notamment notre système d’enseignement.

« En Tunisie, le danger réside dans le fait que nous ne sommes pas conscients des changements qui sont en train de se produire dans le monde face à la propagation du coronavirus », a-t-il estimé.

Selon Guiza, les conditions de travail des travailleurs d’aujourd’hui ressemblent presque à celles des travailleurs qui se sont révoltés en 1886 à Chicago, origines de cette fête internationale. « Les syndicats doivent désormais développer leurs méthodes de protestation pour pouvoir atteindre leur objectif ultime, garantir un minimum d’égalité sociale », a-t-il ajouté.

S’adressant aux gens qui critiquent et qui sont contre les mouvements de protestation, Guiza a souligné que l’inégalité dans la répartition des richesses reflète la légitimité de ces mouvements. « Si le syndicaliste avait tort, on n’aurait pas trouvé 90 % des richesses du monde entre les mains de 10 % seulement de sa population ».

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