Est-ce à croire qu’on est encore à la  recherche de l’oiseau rare ?

Depuis début mars dernier, date de départ de l’ex-PDG de la Cnam, celle-ci est pilotée par le DGA en titre, alors en place, dûment chargé des fonctions de PDG par intérim. Mais voilà que le provisoire a assez duré, pour une institution ayant à faire face à mille et un enjeux et à de grandes réformes, propres à la remettre sur les rails.                                                                                                                                

Ce qui est propre à la mettre à l’abri des aléas du déséquilibre financier, d’élargir son champ d’action dans la limite de ses attributions.

Et à améliorer ses  prestations quant à leur qualité (surtout en termes de rapidité de fourniture de prestations, en passant  par la décentralisation à outrance) ainsi que leur diversification. Ce qui ne peut que sécuriser et rassurer davantage les effectifs  galopants de ses assurés. Surtout après le grand pas franchi par cet  organisme dans la finalisation du gigantesque  projet  d’institution de la carte électronique (baptisée «LABES»), longtemps attendu et attardé par  mille et une contrariétés de toutes natures contre lesquelles il avait, à chaque fois, butté. Il est vrai que l’intérim, dûment attribué au DGA, comble, du reste formellement, la vacance créée, pour une raison ou pour  une autre, à la tête de la pyramide de la hiérarchie. Mais il n’en est pas moins vrai que la présence d’un PDG, titulaire du poste, bien assis et se sentant bien dans sa peau de timonier, lui confère plus d’assurance, plus de confiance et de sérénité dans sa gouvernance. Et lui permet de mener sa barque avec des coudées beaucoup plus franches, dans la limite de ses prérogatives.  Elle contribue, en prime,  à ménager et dégager une tutelle, ayant beaucoup de chats à fouetter, en matière de conception et de traçage de politique générale en ce qui la regarde et de planification des projets à inscrire suivant son ordre de priorités, etc.                                                                                                      Au risque de vous surprendre, le budget de la Cnam, au titre de l’exercice 2019, aurait oscillé autour de 2 500 milliards! Un chiffre d’une énormité remarquable. Les créances de la Cnss et de la Cnrps, confondues, envers la Cnam ont dû atteindre pas moins de 4.500 milliards à titre de cotisations, demeurées, à un certain moment, en souffrance de règlement.

Ce trou budgétaire, propre à mettre la Cnam dans une mauvaise posture, a été à temps comblé par l’Etat, moyennant l’intervention du FMI. Cette parenthèse fermée soulève des questions:                                                                        

Est-ce à croire qu’on est encore à la  recherche de l’oiseau rare ? Pourtant, le secteur foisonne de superbes oiseaux qui savent bien «chanter», y compris celui qui occupe, par ces temps-ci d’alerte générale, le «nid» chaud de Montplaisir. Lui, qui a l’air d’avoir bien «chanté», en plein hiver chaud de pandémie. Enfin, il est à craindre qu’on se soit mis, depuis, à se gratter la tête et se triturer les méninges, pour «mijoter» et composer d’autres «chansons», discordantes et faisant fausses notes avec le solfège de la vraie musique. «Chansons» inspirées par la fameuse politique politicienne mal inspirée. Où l’on ne raisonne qu’en termes de gâteaux à se partager entre enfants du Bon Dieu. Cherchant, comme toujours, la mainmise sur la meilleure portion de la tarte aux cerises !                                                                                                                                                

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