Toujours avec cette épineuse et ennuyeuse question de la reprise de la compétition sportive. Là, on est vraiment dans le flou total : entre ministère des Sports et fédérations, on est déboussolé. On ne sait pas si ça va reprendre ou pas, et le plus important, on ne sait pas encore quand est-ce que ça aura lieu si la reprise est confirmée (c’est l’hypothèse la plus plausible). Dans ce flou total, un communiqué de la tutelle qui autorise les salles de sport et les clubs privés à revenir en activité à partir du 24 mai ressurgit. Et ça a pris tout le monde dans plus d’imprécision : certains clubs civils, qui ont une activité pratiquement marchande (tels qu’en natation, tennis, sports de combat, football…), pensaient être retenus par cette autorisation. Ce n’est pas le cas a priori. On n’a pas encore donné le feu vert pour ces clubs civils de reprendre. Et c’est bien dommage pour eux. Ils sont régis de la même façon qu’une salle de sport ou un club privé : cotisations, charges salariales, emplois divers, services fournis par l’extérieur et liquidités qui financent d’autres sections du même club. Du coup, c’est la machine qui s’arrête complètement. Il est très urgent de la part du ministère des Sports de prendre la décision et de donner même un calendrier approximatif de la reprise. Ceci en tenant compte bien sûr de l’orientation gouvernementale en ce qui concerne la gestion du dossier Covid-19. Autant la décision est complexe et pas autonome, autant une meilleure gestion de ce dossier est impérative. Chaque fédération propose un plan avec des dates qui lui sont propres (et malheureusement, il n’ y a pas de concertation poussée avec les clubs). Du football au tennis, en passant par le volley et d’autres sports, on s’est perdu dans les plans. On est égaré également dans ces réunions ministères-fédérations qui n’aboutissent à rien pour le moment. Soyez plus efficaces et moins vagues ! On a besoin d’un calendrier, et même si la décision reste d’un niveau politique «supérieur», il faudra que la tutelle pousse pour accélérer le «process». Sinon, ces décisions controversées ne servent à rien : ou c’est la reprise pour tout le monde ou on attend à ce que les choses soient plus claires. Flou, flou, c’en est trop !

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Charger plus par Rafik EL HERGUEM
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