Nous le savons déjà, tout relâchement est naturellement propice à l’extension rapide du coronavirus qui constitue une équation à multiples inconnues pour les chercheurs et le corps médical. En dépit des résultats positifs et du recul du nombre de contaminations, la Tunisie ne peut pas se permettre d’alléger indéfiniment les mesures de confinement. Il n’y a pas de raison de baisser la garde. Le devoir de vigilance s’impose encore.

Des infractions ont été cependant relevées depuis le début de la première phase de déconfinement ciblé. Ce qui a poussé le directeur général de l’Inspection médicale du travail à « menacer » de procéder au retrait des licences accordées aux établissements autorisés à exercer leurs activités en cas de violations graves des conditions sanitaires, entre autres le non-respect de la distanciation physique et l’absence de masques de protection.

À l’approche de l’Aïd, le citoyen devrait accepter l’idée de la recomposition de ses priorités, mais aussi des exigences du contexte actuel. Mieux nous maîtrisons maintenant la situation, plus les choses seront faciles ultérieurement. Bienveillance oui, mais aussi et surtout vigilance. Il y a certes le temps de la relance économique, mais il y aura également, encore et toujours, celui de la persévérance. Ce qui veut dire que la mobilisation générale sera encore prolongée, que la vigilance reste de mise et que les Tunisiens devront continuer à se conformer aux mesures de prévention.

Certains craignent d’être davantage exposés au risque de contamination par le virus en se rendant à leur lieu de travail, surtout dans les endroits névralgiques comme les transports en commun où les mesures de précaution sont d’une urgence absolue.

Cependant, il ne faut pas que la psychose gagne du terrain. Tant qu’on respecte les règles de protection et d’hygiène, il y a peu de risques. Par contre, de la précaution à la psychose, il n’y a qu’un pas. La panique fait mauvais ménage avec la relance de l’économie. Le contexte actuel impose à la Tunisie de redoubler de vigilance, sans pour autant céder à la panique. Pour éviter la propagation du virus, chacun a, et aura toujours, un rôle à jouer en concrétisant son niveau de vigilance par des gestes, certes simples, mais décisifs.

La situation est toujours inquiétante puisqu’il s’agit d’une pandémie qui ne peut  être maîtrisée totalement. Du moins pour le moment. Mais il y a une différence entre inquiétude qui impose la vigilance, et panique qui ne sert à rien.

Charger plus d'articles
Charger plus par Jalel MESTIRI
Charger plus dans Editorial

2 Commentaires

  1. Dr. Ezzeddine Moudoud

    10/05/2020 à 21:49

    Merci si Jalel. A chacun son métier …mais et avec tout le respect, vous ne voulez pas m’aider pour sauver notre TUNISIE… JE VOTE pour vous pour notre prochain gouvernement en tant que PM, même si je continue à faire totalement confiance à notre Si Elyes. J’ai entendu dernièrement par des chiens des phrases « horribles » , « Ah ce n’est qu’un Sfaxien » ….Je tiens à tous que le SFAXIENS…sont des TUNISIENS, même si certains parmi eux sont des CHIENS…comme un certain « GARGOURI » (cdgr), qui n’a á pas seulement m’a refusé un refusé

    Répondre

    • Dr. Ezzeddine Moudoud

      10/05/2020 à 22:30

      PS: mais au moins si Gargouri était un homme de bonne famille !!! Mais son DG ( Abdelwahab je ne sais pas quoi…) m’a même demandé si ‘j’étais tunisien » … et quand il a vu que j’allais « l’éjecter », « non, non, je voulais dire « d’où en Tunisie… ». TUNIS SALE RACE..il parait après un poste comme gouverneur, il est mort (grâce à DIEU) en prison. On va tout faire pour si Elyes…même s’il est de Sfax…Les tunisiens ne le savent pas, surtout nos jeunes, mais un de nos meilleurs GÉOGRAPHES… est SFAXIEN – MOHAMED FAHFAKH – est SFAXIEN…il faut qu’on arrête ces conneries…

      Répondre

Laisser un commentaire