Décédé le 13 mai 2020 à l’âge de 95 ans, Chedly Klibi a toujours vécu à Carthage dont il a été longtemps le maire. En hommage à l’illustre disparu, l’Association « Les Amis de Carthage »  ressort son discours inaugurant la campagne de fouilles internationales de la cité antique

Alors ministre des  Affaires culturelles et maire de la ville fondée par Elyssa-Didon, Chedly Klibi   a prononcé à Carthage, le 19 mai 1972, en présence de René Maheu, Directeur général de l’Unesco un discours, qui démontre l’humanisme et la large culture de ce ministre-intellectuel de Bourguiba. Roger Maheu devait à son tour lancer un appel solennel à toutes les nations en faveur de la sauvegarde de Carthage. Ces deux prises de paroles avaient comme objectif le lancement officiel de la Campagne archéologique internationale de Carthage, placée sous l’égide de l’Unesco, qui s’est déroulée sur près de 15 ans (1973-1987), et a réuni plusieurs équipes scientifiques et archéologiques de très haut niveau, venues de différents pays. L’intérêt que portait l’Etat tunisien à la connaissance et à la préservation de ce patrimoine, jugé dès lors comme «universel», devait largement contribuer à l’inscription de Carthage, le 26 octobre 1979, sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité.

Ce document précieux qu’est le discours de Chedly Klibi, clamé il y a exactement 48 ans jour pour jour, nous le devons à l’Association « Les amis de Carthage», dont les membres continuent à se mobiliser pour que les promesses de Chedly Klibi soient tenues : « Nous sommes tous ici réunis, animés de la même volonté de faire renaître Carthage, notre projet commun étant « Non delenda Carthago, servanda Carthago », avait-il annoncé devant Roger Maheu.

Charger plus d'articles
Charger plus par Olfa BELHASSINE
Charger plus dans Culture

Laisser un commentaire