La coalition de la société civile pour les libertés individuelles a appelé à l’annulation des circulaires enfreignant « de manière flagrante » la Constitution, en particulier, la circulaire de 1981 interdisant l’ouverture des cafés et restaurants pendant Ramadan.
Dans une lettre ouverte adressée au président de la République, au chef du gouvernement, aux députés et au Conseil supérieur de la magistrature, la coalition souligne la nécessité de rendre effectives les dispositions de la Constitution, appelant les autorités à mettre un terme à toute tentative de violation des droits et des libertés personnelles durant le mois de Ramadan.
Les signataires de la lettre ouverte ont dit craindre « les pratiques récurrentes des agents du ministère de l’Intérieur qui enfreignent les dispositions en matière de liberté de conscience, de religion et d’opinion concernant l’arrestation illégale des non-jeûneurs ».
La coalition exprime sa préoccupation quant à la manière avec laquelle les autorités traitent la question des libertés individuelles, dénonçant ce qu’elle qualifie de « négligence face à la propagation de la violence et du discours de la haine ».
Les composantes de la coalition expriment leur entière disposition à défendre les victimes de violations des libertés individuelles en usant de tous les moyens légaux.
Parmi les signataires de la lettre ouverte figurent la Ligue tunisienne de défense des droits de l’Homme, l’Association tunisienne des femmes démocrates, l’association tunisienne de défense des libertés individuelles, l’association Beity et le bureau de Tunis de la Fédération internationale des droits de l’Homme.

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