Les difficultés d’application de la loi concernant le harcèlement sexuel ont été au centre d’une conférence tenue, dimanche, à l’initiative de l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD), section Sfax.
Des défenseurs des droits de l’Homme et des activistes de la société civile ont pris part à cette rencontre.
L’accent y a été mis sur l’absence de bureau d’écoute des victimes du harcèlement sexuel, dans les structures sécuritaires (postes de police) et administratives (services de l’enfance). Les intervenants ont évoqué, également, les obstacles culturels à l’application de la loi organique n°2017-58 du 11 août 2017, relative à l’élimination de la violence à l’égard des femmes, en ce qui concerne le harcèlement sexuel.
Le rôle des autorités locales dans la lutte contre les crimes sexuels a été mis en évidence, à travers les derniers événements qui ont secoué la région dont, notamment, les violences sexuelles perpétrées contre des élèves par leurs professeurs et contre des affiliés de centres de promotion sociale par leurs encadreurs. Les alertes données par des citoyens au commissaire régional à l’enfance ont permis de rompre le mur du silence et d’agir pour protéger les victimes, souligne-t-on.

Crédit photo:©Madinin’Art

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