L’Union générale tunisienne du Travail (UGTT) a affirmé qu’elle n’a appelé à aucun sit-in, qu’elle n’a participé à aucune manifestation et qu’à l’heure actuelle, aucune décision n’a été prise par ses autorités décisionnelles dans ce sens.

Dans un communiqué publié, hier mardi, à l’issue de la réunion de son bureau exécutif, l’organisation ouvrière s’est dite préoccupée par la montée des tensions en Tunisie à tous les niveaux (politique, sécuritaire et social).

L’UGTT a appelé le gouvernement à retirer un certain nombre de décrets et circulaires qu’il a publiés et qui portent atteinte aux droits et acquis des fonctionnaires et des agents publics, et même au droit de la population à l’emploi, l’exhortant à résoudre tous les dossiers sectoriels et réitérant son refus de faire subir aux salariés les conséquences de l’échec des politiques des gouvernements successifs.

L’organisation ouvrière a, en outre, fait part de son attachement à défendre le droit des Tunisiens aux libertés d’opinion, d’expression, de manifestation et de protestation pacifique, condamnant les campagnes de diabolisation et d’accusation de trahison menées contre les blogueurs, les professionnels des médias, les participants aux mouvements sociaux et les protestataires au chômage.

D’autre part, elle a accusé des « partis extrémistes », selon son expression, de chercher à monopoliser la vie politique et faire mainmise sur les rouages de l’État, dénonçant la tentative de parties extérieures au conflit libyen de pousser des partis politiques tunisiens à se ranger aux côtés d’alliés étrangers dans la guerre en Libye.

L’UGTT a, également, appelé à se mobiliser pour protéger la souveraineté de la décision nationale et de veiller à ce que la Tunisie s’emploie à soutenir toutes les solutions pacifiques convenues entre les parties libyennes loin de toute ingérence étrangère, exhortant le président de la République et personne d’autre à exprimer la position indépendante de la Tunisie.

Par ailleurs, l’organisation ouvrière a renouvelé sa condamnation des campagnes d’incitation à la haine et à la violence menée par un « bloc parlementaire » bien particulier.

L’UGTT a appelé toutes les forces nationales et démocratiques à se mobiliser pour faire face à ces pratiques violentes, ajoutant que tout en veillant à se tenir à égale distance vis-à-vis de toutes les parties, elle n’hésitera pas à se défendre et à défendre toutes les forces démocratiques et civiles ciblées.

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