« Mes joueurs sont  impliqués et volontaires»
• « Les supporteurs m’ont adopté »
• « Une place en C1 nous tend la main »

L’argent est décidément le nerf de la guerre… Au CSS ça pose problème ?

«Certes, mais au CSS, la mentalité est tout autre. Mes joueurs sont concentrés et font la part des choses, même si tantôt, ils sont passés par des périodes creuses. Vous savez, ce n’est pas un secret de polichinelle. Tous les clubs ont subi de plein fouet les contrecoups de la crise sanitaire. Et puis, au CSS, nous sommes  quelque peu immunisés quand les moyens se font rares. Bref, on connaît comme tout le monde des hauts et des bas. Mais cela n’influe pas  sur l’ambiance, l’alchimie et la cohésion de groupe, loin de là. Récemment, les miens ont  repris les entraînements avec le même sérieux et le même désir de surpassement ».

Les contours de la reprise ?

«Comme planifié et programmé, avec la participation de la totalité de l’effectif, dont ceux qui sont revenus et qui ont totalement récupéré après avoir soigné des blessures bénignes.  Il n’en reste pas moins que si les Sayed et Islam Békir manquent encore à l’appel, en raison de restrictions ponctuelles de déplacement, ils ne manqueront pas de rallier le groupe dès que possible. Maintenant, il reste à gérer les cas de Alaa Marzouki et Habib Oueslati. Mais cela n’est pas de notre ressort. Il y a des considérations administratives en l’état, et tout rentrera dans l’ordre dès que la situation le permettra. Sur ce, volet agenda, le groupe poursuit  sa préparation  à Sfax avant d’entrer en stage et de disputer 6 à 7 matches amicaux pour  être fin prêt le jour j ».

Qu’en est-il de vos  rapports avec les fans ?

« Des rapports  cordiaux, empreints de respect. Ça ne date pas d’hier. La période que j’ai vécue au CSS la saison passée m’a permis de me familiariser avec le microcosme du club. J’ai noué des amitiés solides. En clair, la confiance règne et je pense que les supporters m’ont adopté. C’est important de  travailler dans un climat serein.  Ce faisant, dans un tout autre registre,  j’aimerais profiter de l’occasion pour  lancer un appel aux hommes d’affaires de la région. Soutenez votre club de cœur et il vous le rendra par le biais des résultats. Nous sommes ambitieux, confiants et motivés. Une place d’accessit vers la C1 nous tend les bras et même plus si la bravoure et le cran sont au rendez-vous. Bref, au CSS, une dynamique est enclenchée. Il  va falloir composer avec le Club Sportif Sfaxien en cette fin de saison» !

Capable de hisser le CSS au sommet ?

«Je ne suis pas au crépuscule de ma carrière, mais  j’ai pris le train en marche en Ligue 1. Sauf que  me projeter en prenant en main un grand club, c’est un pari à la fois risqué et un challenge excitant. Et c’est d’autant  plus motivant que le groupe dispose de jeunes talentueux que je m’efforce de faire progresser.  Le jeu en vaut la chandelle».

Quel regard  portez-vous sur le Team Tunisie ?

«L’équipe de Tunisie est l’une des meilleures sur le plan continental et arabe. L’on espère toutefois qu’elle franchisse un cap et passe au second tour du Mondial. Elle peut le faire. Elle en a les moyens. Actuellement, elle est entre de très bonnes mains. Et tant qu’elle sera encadrée par un staff technique tunisien, elle évoluera».

Vos préférences concernant les tauliers de Mondher Kebaïer…

«La force de  l’équipe, c’est son homogénéité et  son collectif. Il manque cependant le facteur X, ce joueur qui peut changer le cours d’un match. Ce faisant, nos internationaux sont rompus au haut niveau. Avec un plan de jeu adéquat, ils sont capables de battre d’illustres adversaires».

Votre avenir immédiat au CSS…

«Je ne vous cache pas que j’ai sous la main des offres de clubs huppés d’Arabie Saoudite. J’y ai passé 20 ans, donc je me construits une réputation là-bas. Sauf que je rêve de remporter un jour la C1 avec le CSS. C’est un vœu pieux, mais comme on dit, les rêves sont faits pour être réalisés. Je suis donc bien au CSS».

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