L’animateur de cet atelier, François G.Bussac alias le Capitaine, a mené à terme une mission pendant le confinement, celle d’inciter un groupe de passionnés d’écriture à produire par ces temps difficiles. Une fois «déconfinée», l’équipe s’est réunie à l’espace B7L9, conviée par Hatem Bourial, pour y présenter ses travaux le temps d’un après-midi. Un cahier —Edition du Sémaphore — compile même les rendus dans leur intégralité.

D’avril à  juin 2020, huit amis, tous épris d’écriture, ont répondu présent à la proposition qui consiste à s’adonner à un exercice d’écriture hebdomadaire en ligne lors du confinement. Le capitaine, à la tête de cette initiative, revient avec un ton de conteur captivant sur cette période non moins déroutante : «Trois mois étranges avec un virus malin rôdant en silence et pouvant vous atteindre sans crier gare. Créant une crainte générale, voire une psychose très inaccoutumée. La Tunisie a très vite fermé les écoutilles, s’est protégée et n’a eu, au final, à ne déplorer que peu de décès. Que Dieu ait leurs âmes. L’écriture, elle, nous est apparue non pas comme un palliatif, mais comme une chance de se découvrir et se redécouvrir… Et l’Internet comme un moyen précieux de «rester connecté».

Ainsi présente-t-il son activité qui ne peut bien fonctionner sans rappeler les six principales conditions du succès d’un atelier d’écriture : Présence d’un animateur, familier de l’écriture sous toutes ses formes, veillant à la «bonne tenue» des présences et des textes. Le nombre de participants doit être d’un minimum de 5 et d’un maximum de 10, idéalement 7.

Diversité des participants, âges, sexes, cultures, etc, donnant aux textes et aux échanges des richesses particulières, difficiles à trouver dans un groupe «homogène». Le rythme des contributions doit être régulier, tous les lundis en ligne, durant deux mois, en respectant les délais. Le thème  peut être plutôt «ouvert» (comme Ecrire sur «l’hier»), soit assez «fermé» (comme les vacances enfantines).

Cet atelier a réuni cinq des six participants au premier atelier de janvier dernier : Maryvonne Radix, Fatima Ben Soltane, Dina Ben Salah, ainsi que Raouf Medelgi et François Nollet. Se sont joints à eux Marianne (confinée à Paris), Rabaa Abdelkefi ben Achour et… le capitaine «François G.Bussac».

Et deux écritures distinguées ont émané des deux groupes d’écritures,  le premier intitulé «Moyen courrier» et le second «Long courrier».

En effet, cinq d’entre les participants ont écrit une série de courts récits, sans penser à leur édition éventuelle, hors du «cercle de famille et des intimes». En revanche quatre autres, déjà tous   publiés, se sont lancés dans des aventures romanesques. Et au B7L9, dans l’après-midi d’un été chaud du jeudi 18 juin, des extraits significatifs des huit séries de textes ont été présentés par le groupe.

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