La crise sanitaire liée au coronavirus a plongé la Tunisie dans une crise économique forte. L’état des lieux est alarmant avec de trop grandes conséquences négatives sur le plan socioéconomique qu’il faut maîtriser. Des esquisses de solutions ont été avancées par les acteurs économiques qui ne s’interdisent pas de penser à l’après-Covid-19.

Le gouvernement, qui se débattait déjà dans les affres de l’incertitude et du doute de ne pouvoir sortir de l’impasse, et où les solutions n’étaient pas encore visibles, se retrouve, au demeurant, devant une facture douloureuse.

Le Chef du gouvernement s’est adressé aux Tunisiens, le 20 mai 2020, pour annoncer les grandes lignes du plan de relance économique que son équipe et les experts économiques sont en train de préparer dans le but de soutenir l’économie nationale à surmonter le plus rapidement possible les impacts de la crise du coronavirus sur le plan économique et social. Ce plan et ses principaux axes seront présentés demain par le Chef du gouvernement à l’ARP.

Le cap est mis sur la relance de la machine économique au service du plus grand nombre. Il appartient, pour l’heure, aux entrepreneurs et aux acteurs et partenaires sociaux engagés d’entamer la phase de changement, en agissant sur des axes de transformation par des actions concrètes et de soutien à nos entreprises qui font face à la crise installée d’une manière transversale dans l’ensemble des secteurs d’activité depuis des mois.

Pour réussir la relance de l’économie nationale, le gouvernement devrait tenter une fois de plus d’unir toutes les forces. Qui ne voudrait pas participer, quand la situation et l’avenir de tout le pays en dépendent? Qui ne voudrait pas proposer une feuille de route qui n’offre rien de moins qu’un plan de relance économique, qui entend en effet contribuer à une transformation profonde de l’ensemble de notre modèle économique, sociétal…

La clé de voûte de ce programme de changement, c’est bien entendu l’Etat qui doit retrouver son rôle de stratège, de régulateur et de garant de la cohésion sociale. Et c’est à l’Etat de mettre en place les moyens et d’accepter de dialoguer avec les partenaires socioéconomiques, pour que ses décisions s’adaptent mieux aux circonstances.

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