L’histoire écrira que lors de son centenaire, le CA a été «sauvé» par la FTF pour le règlement des litiges et des amendes et qu’il a fait appel à la FTF pour tenir ses élections. Frustrant quand même !


Le 100e anniversaire du CA n’augure pas d’événements reluisants. C’est un centenaire qui intervient au milieu d’une profonde et retentissante crise qui a frappé ce monument sportif et social tunisien. Le centenaire clubiste devait s’associer à des titres, à des réalisations et à de bons souvenirs. Ce n’est pas le cas pour un CA qui voit l’étau se resserrer de plus en plus.

On ne parlera pas de ce vide au niveau des dirigeants, on ne parlera pas des erreurs commises par le comité de Riahi et celui de Younsi dans la formulation des contrats.

Le CA est encore «étouffé» par les dossiers et les litiges, ainsi que les amendes à payer à des ex-joueurs qui ont saisi la Fifa. Plus de 15 millions de dinars à payer : le montant est énorme et les sanctions qui attendent le CA en cas de non paiement sont effrayantes. Dans tout ce triste décor fait de tensions internes et de dettes lourdes à payer, les élections vont se dérouler le 19 juillet. Younsi, qui se trouve seul après avoir été lâché par ses ex-pairs du comité directeur, a dû avouer son échec. Il quitte sous la pression de tout et de tous. Et les élections vont se tenir le 19 juillet sous le regard et surtout l’emprise de la FTF.

Incapables de tenir des élections

Lors de ce centenaire, le CA organisera ses élections à travers la commission indépendante des élections, mais qui relève directement, en pratique, du bureau fédéral et de son président Wadii Al Jarry. Jusqu’à maintenant, on n’a pas compris pourquoi Younsi a jeté la balle dans le camp de Wadii Al Jarry. Lui, qui a débarqué après des élections organisées par la FTF, va quitter et laisser le siège du président du CA avec le même procédé électoral. C’était inattendu. Le CA a les moyens et les compétences pour gérer une assemblée extraordinaire pour changer les statuts, et pour élire une commission chargée de gérer les élections et, en premier lieu, écouler les cartes d’adhésion. La question des délais et du retard qu’on avance n’est pas convaincante du tout. Pis, aller à la FTF pour tenir ces élections va rester une «honte sportive» pour un immense club comme le CA qui dispose au moins de 150 juristes qui peuvent le faire.

Venons-en au calendrier établi par la FTF et aux procédures adoptées. La demande impressionnante pour acquérir les cartes d’adhésion dans les 4 coins de la Tunisie pose un gros problème. Est-ce que les ligues régionales ont suffisamment de moyens et de mesures sanitaires pour absorber cette demande? Et si le nombre d’adhérents va être élevé, est-ce que la FTF a programmé un lieu et surtout des mesures sanitaires pour éviter tout risque de contamination? Pour ce qui est candidatures, on a appris qu’il y a au moins deux listes dans les coulisses. En tout cas, la mainmise de la FTF et de Wadi Al Jarry sur les élections et le destin du CA est évidente. Personne ne peut le nier et aucun Clubiste ne peut s’en prendre à Al Jarry qui a aidé le CA au moment où ses mécènes et dirigeants l’ont lâché à l’orage des litiges. Ce n’est pas lui qui a tapé aux portes de Younsi pour organiser les élections.

Rafik EL HERGUEM

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