L’OBéja et l’ASRéjiche montent en L1 après seulement un match sur deux programmés. Cela a été vite fait, mais bien fait pour ce duo qui, grâce au «corona»,  a pu passer directement à un barrage particulier où le nombre de points a été apporté (ce qui est une injustice vu que l’on n’a pas terminé tous les matches et que d’autres clubs pouvaient totaliser plus de points). Sur les deux matches qu’on a suivis, l’OB et l’ASR, pas impressionnants au niveau du volume du jeu (ça se comprend après une aussi longue trêve !), ont été si efficaces et réalistes. L’essentiel, c’était de chercher les points qui permettaient d’accéder en L1. C’est fait! Chanceux qu’ils sont l’OB et l’ASR pour éviter la formule-marathon si on était resté avec l’ancienne formule. Mais ils ont réussi à saisir  cette chance, contrairement à l’OSBouzid et EGSGafsa qui ont manqué de concentration et de présence d’esprit. L’OB, ce grand club, retrouve sa vraie place en élite, lui qui dès les années 90 s’est hissé au palmarès des clubs vainqueurs de coupe en donnant au football tunisien quelques joueurs de talent à l’image de Sdiri, Zouabi, Lotfi Sassi, Bechaouech, Melki, qui ont réussi dans d’autres clubs. Pour l’OB, c’est un retour annoncé et un rang retrouvé. Quant à l’ASRéjiche, c’est un cas totalement différent. C’est un club novice mais ambitieux qui a pu progresser —en comptant sur ses joueurs— et contrecarrer des clubs qui lui sont supérieurs.

Hassen Gabsi a confirmé ses talents d’entraîneur qui sait aider les clubs de L2 à accéder au palier supérieur. Le club de la région de Mahdia ne l’a pas volé avant-hier. Une victoire sans bavure, mais en jouant la défense et les contres face à une équipe de Gafsa qui a monopolisé la balle sans danger. La montée de l’OB et de l’ASR change la carte des clubs de la L1. On a de moins en moins de clubs sudistes par rapport aux deux saisons précédentes, et plus de clubs du Nord et surtout du Centre. La région du Centre et spécialement du Sahel est la plus grande bénéficiaire. On a l’ESS, l’USM et le CSChebba pour le moment. Et on leur ajoute Réjiche, avec un derby Chebba-Rejiche pour le gouvernorat de Mahdia (Si Chebba se maintient!).

Les déplacements vont changer de trajectoire avec un équilibre régional sur le championnat qui permet de représenter tout le monde. La Ligue 2 est une compétition délicate, voire «inhumaine» avec deux groupes de 12 clubs chacun et un seul club qui monte. Il est temps qu’on change cette formule et que l’on accorde plus d’intérêt économique et médiatique à cette compétition. Pour le moment, l’OB et l’ASR peuvent savourer leurs réalisations. Vont-ils changer d’entraîneur après être montés en L1? C’est souvent ce que font les clubs tunisiens en pensant qu’il y a des entraîneurs spécialistes de L2 et d’autres de L1!

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