S’il y a une caractéristique qui distingue la jeune expérience démocratique nationale post-révolution et pourrait expliquer la réussite de la transition démocratique qui a fait de notre pays l’unique nation des pays du printemps arabe à avoir migré de la dictature vers la démocratie, c’est bien d’avoir fait du choix du dialogue, de la concertation et de l’écoute mutuelle l’unique mécanisme propre à apaiser les tensions, à résoudre les conflits et désaccords quelle que soit leur acuité et à trouver les solutions consensuelles de nature à satisfaire tout le monde et à préserver les intérêts des uns et des autres.

Hier, Elyès Fakhfakh, Chef du gouvernement, et Noureddine Taboubi, secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (Ugtt), ont apporté de nouveau, lors de l’entretien qu’ils ont eu au palais de La Kasbah, que rien ne vaut le dialogue, plus particulièrement en la présente période de tiraillements, de luttes, de querelles et de polémiques politiques et politiciennes sous lesquels croule le pays de jour en jour.

Ainsi, comme l’a souligné le Chef du gouvernement, la poursuite du dialogue social reste-t-elle comme une nécessité absolue et un choix irréversible dans l’objectif d’assainir le climat social, de surpasser les difficultés et de trouver les solutions appropriées à tous les problèmes en suspens.

Et le Chef du gouvernement d’insister sur le fait «de répondre aux attentes des Tunisiens dans un cadre social et politique permettant de mettre en œuvre les programmes sociaux du gouvernement et d’appliquer le plan de sauvetage économique».

Le retour au dialogue entre la présidence du gouvernement et la centrale syndicale ouvrière peut être considéré comme un événement d’une importance primordiale dans la mesure où il traduit la volonté profonde des deux parties de dépasser les malentendus de conjoncture, loin des tiraillements qui ne servent pas les intérêts des Tunisiens et qui ne font que renforcer la suspicion, la méfiance et cultiver les crises durables.

D’ailleurs, la déclaration fournie par le secrétaire général de l’Ugtt aux journalistes à l’issue de son entretien avec le Chef du gouvernement s’inscrit bien dans la lignée selon laquelle seul le dialogue est à même de trouver, ensemble, les solutions propres à résoudre les dossiers importants comme ceux des ouvriers de chantiers, des enseignants suppléants ou des professionnels du secteur de la santé.

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