Malgré les travaux de réaménagement réalisés, la plage n’a pas retrouvé son aura d’antan.

C’est avec une attention et une impatience particulières que les habitués et surtout les riverains de la plage de Raoued ont suivi les importants travaux d’assainissement qui ont permis à cette plage de retrouver toute sa splendeur.

Et elle était devenue effectivement splendide. Une eau claire, une étendue de sable qui n’a pas son pareil sur cette même côte et, bien entendu, une facilité d’accès qui fera, ou refera, d’elle une des plages les plus «peuplées» lors de la saison estivale.

Mais… qu’ont fait les responsables des lieux pour se préparer et offrir le minimum de confort et de sécurité ?

A voir ce qui s’y trouve, nous risquons de répondre tout simplement rien.

On savait pertinemment, depuis l’année dernière, que cette partie de Gammarth-Ouest allait reprendre sérieusement du service aussitôt les travaux terminés et l’eau débarrassée de tout ce qui en faisait une côte infréquentable.

Le sable n’a pas été nettoyé. Les quelques «parasols» qui s’y trouvaient pleuraient leur sort. La tour du vigile est désertée et sert aux gamins pour s’adonner aux bains de soleil. Aucun drapeau n’a été planté afin de signaler l’état de la mer pour prévenir les baignades dangereuses.

Effectivement, samedi et dimanche la mer était forte et un vent violent balayait toute la côte. Cela n’a pas empêché bien des téméraires de faire trempette en s’aventurant assez loin. Il n’y avait personne pour les en dissuader.

Le sable fin et clair est jonché de détritus, les quelques poubelles ont été vite débordées et comme les prélèvements ne se font pas de manière suivie, tout s’en va dans tous les sens.

Les bâtiments qui sont du côté de l’ex-arc détruit parce qu’il menaçait de s’écrouler ont été murés. Par voie de conséquence un immense espace de services et de loisirs est perdu.

Pourtant, on aurait dû chercher à les remettre à niveau en instruisant sa situation foncière. S’il appartient à la municipalité, il aurait fallu le réaménager et cela aurait été d’un rendement certain pour renflouer la caisse municipale. S’il appartient à des particuliers, on aurait pu examiner les problèmes et engager des débuts de solutions. En attendant, cet immense espace est inutilisable. Il ne rapporte rien et son apparence lugubre et triste déteint sur cette belle plage où les estivants seront de plus en plus nombreux au vu de la clarté de l’eau et la facilité d’accès, surtout pour les gamins.

Au niveau de la sécurité, il y a bien un bâtiment sur lequel sont hissées les couleurs nationales. C’est la Protection civile qui l’occupe. Bien, mais comment opère-t-elle ? Sans maître-nageur, sans embarcation (rien ne se trouvait aux alentours) comment surveiller cette immensité ? Il parait, qu’en cas de problème, on fait appel à un véhicule de la Protection civile !

Comment repêcher celui qui coule ? Comment le réanimer ? Comment lui donner les premiers soins en attendant les secours ? Il a le temps de mourir dix fois avant qu’on ne le prenne en charge.

Lorsque nous ne voyons rien et que des réponses évasives sont formulées, il faudrait non pas dire n’importe quoi, mais prendre les dispositions qui s’imposent.

La plage de Raoued n’était pas au rendez-vous !

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Un commentaire

  1. Suzana Slavulj

    08/07/2020 à 14:49

    Will be nice to put toilet on the all beach and shower. Cos this is normal all around the world . Thank you.

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