À l’occasion de la journée nationale contre la torture, le collectif contre la torture a tenu aujourd’hui, au siège du Syndicat National des Journalistes Tunisiens (Snjt) à Tunis, une conférence de presse pour présenter l’état des lieux des allégations de torture et de mauvais traitements, notamment dans les prisons et lieux de détention. Ledit collectif compte, actuellement, 7 organisations non gouvernementales dont la Ligue Tunisienne des droits de l’Homme (Ltdh) et l’Organisation Contre la Torture en Tunisie (Octt). Les membres du collectif ont affirmé qu’ils sont ouverts à toute organisation ou acteur de la société civile agissant pour la même cause à savoir, l’éradication de la torture.

Les intervenants ont affirmé que la torture et l’extrême violence perdurent dans les prisons et les lieux de détention, toutefois d’une manière non systémique. Ils ont souligné que l’impunité est à l’origine de la poursuite de ces pratiques, notamment après la révolution. En outre, ils ont déploré l’absence de volonté politique pour mettre un terme à ce fléau.

S’exprimant sur le sujet des examens médicaux prouvant les actes sexuels, Oussama Bouajila, le représentant de l’Organisation Mondiale contre la torture a souligné que les fouilles corporelles intégrales et le test anal sont abondement  pratiqués.  « Le Collectif Civil pour les libertés individuelles (Ccli), a recensé l’année dernière, 120 procès sur la base de l’article 230 du code pénal relatif au test anal prouvant les relations homosexuelles. D’autres examens médicaux, à l’instar de l’examen de virginité sont encore pratiqués. Ces examens sont considérés comme des formes de torture ou de mauvais traitement », affirme Bouajila.

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