On ne cesse de parler de reconstruction du côté du Parc A. De réédification. De rétablissement de valeurs. De relèvement. Les anciens dirigeants, comme les nouveaux, se sont manifestés chacun à sa manière pour l’union sacrée. Principal objectif : faire face aux exigences très particulières de l’étape actuelle. Mais aussi aux contraintes engendrées suite à  des années de navigation à vue pendant lesquelles c’était toujours, ou presque, les mêmes noms et les mêmes visages qui reviennent. Certains étaient  usés, alors que d’autres n’avaient rien apporté au club en dépit des avantages et des privilèges dont ils n’avaient jamais cessé de bénéficier.

Le Club Africain aura fait un grand pas le jour où on verra les différentes parties concernées par l’avenir du club assumer le rôle qui leur incombe. Ce serait certainement le début d’une nouvelle ère. Quoi que l’on en dise et quoi que l’on en pense, la grande famille clubiste est condamnée à travailler ensemble. Si l’on n’y prendra pas garde, la crise risque de perdurer et la  confusion et l’imbroglio de s’éterniser. Une crise synonyme de rechute dans les méandres du marasme, puisque le seul perdant est, et sera toujours, le Club. D’ailleurs, la situation a empiré à cause de multiples interférences aux desseins inavoués.

Voilà en effet des années que le club est entré dans une phase de décomposition. Ses dirigeants se sont longtemps renvoyé l’ascenseur et ont fui leurs responsabilités. L’indifférence, l’insensibilité et l’insouciance ont souvent pesé sur les stratégies adoptées par les différents bureaux directeurs. Ceux qui en assumaient la responsabilité ne faisaient pas honneur à l’histoire d’un monument sportif. Ils sont tous allés trop loin. Le spectacle n’a que trop duré.  Ceux qui s’apprêtent aujourd’hui à prendre la relève doivent faire valoir une vision et un projet appropriés. Loin des promesses irréalisables et ne dépassant pas le stade des paroles. Le CA a, en effet,  besoin d’actes et d’actions et pas seulement de constat et de présages. L’acte de remise en cause est avant tout une obligation plus qu’un choix. Il est censé éclairer les diverses options stratégiques pour le club. La façon de penser le sport et tel qu’il doit être géré en club.

Le CA aurait besoin aujourd’hui de la remise en question de chacun dans le but de produire un véritable esprit d’équipe. Ses principaux instigateurs ont  intérêt à s’y inscrire avec tout le sérieux et la rigueur que cela impose.

Il est indispensable aujourd’hui de tirer les enseignements des dérives du passé. On doit admettre que le Club Africain ne peut plus être laissé au pouvoir de quelques personnes et d’une seule vision. Que ce soit sur le plan de la fiabilité sportive, ou d’ordre structurel. Ce ne sont pas les personnes qu’on connaît et qui sont déjà passés par là qui peuvent déterminer l’avenir du club. Certes, le droit à l’erreur n’est quasiment plus du tout accepté, mais on n’interdira jamais  à un club de l’envergure du CA d’espérer et de croire.

Tout en continuant à croire à ce que chacun peut apporter et même si l’embrasement du milieu a été fort préjudiciable, il est temps de comprendre qu’on ne peut être bon et performant que dans les choix et les stratégies les plus indiqués, les plus appropriés.

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Un commentaire

  1. Mah20 et denguir mahmoud

    14/07/2020 à 16:58

    Tache titanesque que de remettre du sens et de l équilibre dans les instances du CA.A sa manière,une fois les mesures d urgences d ordre financier adoptées ,le club africain devra un jour ou l autre faire un examen de conscience ,une auto critique large et profonde impliquant tous les décisionnaires et les influents concernés.En effet,au vu et au su de tous ,comment agréer toute une politique fantaisiste et irresponsable consistant à un recrutement pléthorique et dispendieux suivi quasi automatiquement d une dénonciation irrégulière sinon illégale des contrats souscrits en rapport,de façon unilatérale de la part du club?Operations répétées inlassablement pendant près de huit ans,sans qu aucun responsable présent ou passé,sans qu aucun sympathisant charismatique,ne donne l alerte et ne formule des critiques audibles. Et je n ose pas interpréter cette situation comme une foire de cocagne ou tout le monde se servait ou espérait se servir ,en face de pratiques qui s apparentent à de la corruption,a de la prédation,à des détournements ou à de l abus de confiance

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