La vitamine D appelée aussi «calciférol» est une vitamine cruciale pour l’organisme. Elle l’est en raison de son rôle fondamental dans la protection des os, dans la garantie du bon fonctionnement musculaire, dans la protection des neurones, dans la modulation du fonctionnement du système immunitaire, ainsi que dans la prévention de certaines maladies chroniques, notamment l’hypertension artérielle et les maladies cardiovasculaires.

Si le soleil semble de plus en plus redoutable en raison de la nocivité des rayons UV, il demeure la principale source de vitamine D. Il suffit de s’exposer au soleil pour permettre à son organisme de mieux produire cette vitamine plus qu’essentielle à la santé. Mais pour trouver la bonne équation, il faut mesurer la durée à la fois optimale pour la production de la vitamine D tout en se protégeant contre les méfaits du soleil. L’Université polyclinique de Valence en Espagne s’est penchée sur la question tout en prenant en considération la spécificité des personnes présentant un phototype clair (une peau claire et des yeux clairs) et qui sont, par conséquent, les personnes les plus concernées par les méfaits des UV.

Moduler l’exposition au soleil à chaque saison

Ladite étude a conclu, qu’en été comme au printemps, dans une région nord-méditerranéenne, l’exposition au soleil nécessaire à la production de la vitamine D varie de 10 à 20 minutes par jour. En revanche, à la fin de l’automne et en hiver, il faudrait une moyenne de deux heures d’exposition au soleil par jour afin de synthétiser la même production en vitamine D que celle réussie en seulement 10 minutes en été. Cette différence revient, en fait, à plusieurs facteurs. D’abord, les rayons UV sont nettement plus faibles en hiver qu’en été. Durant la saison estivale, leur nocivité excède de loin leur aspect bénéfique pour la santé, d’où l’impératif de limiter l’exposition au soleil, et de prendre des précautions afin de protéger sa peau des coups de soleil mais aussi du vieillissement cutané accéléré par les UV, de l’insolation et de la déshydratation. Autre raison pour laquelle il est évident d’étaler la durée quotidienne d’exposition au soleil en hiver : c’est le fait de porter des vêtements couvrant, quasiment, 90% du corps alors qu’en été, 25% de l’ensemble du corps humain sont généralement découverts. En hiver, seuls le visage, les mains et potentiellement le cou restent découverts, ce qui entrave la pénétration des UV dans la peau et diminue significativement l’absorption par l’organisme des UV, et limite sensiblement la production de la vitamine D.

L’étude de l’Université polytechnique de Valence a estimé même qu’il faudrait 130 minutes d’exposition au soleil par jour en janvier pour s’auto-assurer du taux minimal en vitamine D. En automne, dans la région nord-méditerranéenne, la durée nécessaire à cet effet étant de l’ordre de 30 minutes par jour.

Gare aux méfaits des UV !

Cela dit, dans notre pays, le soleil semble être plus imposant que dans la rive nord de la Méditerranée. Du coup, l’exposition au soleil, censée pourtant être sans dangerosité aucune en hiver dans les pays européens, risque, dans notre pays, d’engendrer des conséquences néfastes sur la santé. Des céphalées, des douleurs oculaires surtout chez les personnes présentant un phototype faible, des rougeurs au niveau des parties découvertes du corps sont possibles même en hiver surtout qu’en dépit de la chute des températures, les rayons UV demeurent assez prépondérants. Du coup, s’exposer au soleil en hiver 130 minutes durant représente une consigne à prendre avec pincettes… Il faudrait, en effet, modérer l’exposition aux UV tant pour tirer profit de cette source naturelle indéniable de vitamine D que pour se protéger contre les méfaits du soleil.

Encore faut-il souligner que certaines personnes ont tendance à produire moins de vitamine D que les autres, dont les séniors. Aussi, convient-il de procéder, pour tout adulte, à un bilan d’analyses sanguines afin d’évaluer la production par son organisme de la vitamine D et de compenser, en cas de déficit, par un traitement périodique approprié.

Les besoins en vitamine D selon l’âge

Il est bon à savoir que l’apport nutritionnel conseillé en vitamine D varie selon l’âge. Pour les nourrissons, il oscille entre 20 à 25 microgrammes. Pour les enfants âgés entre un an et trois ans, il est de 10 microgrammes par jour. Et à partir de l’âge de trois ans, il est estimé à 15 microgrammes par jour. Cela dit, les femmes enceintes et celles allaitantes nécessitent un apport nutritionnel quotidien en vitamine D de l’ordre de 10 microgrammes, alors que les séniors exigent entre 10 microgrammes à 15 microgrammes par jour.

Certes, le soleil représente la principale source de vitamine D. Néanmoins, des aliments s’avèrent être assez riches en cette vitamine notamment le foie, les abats, les poissons gras comme le hareng, le maquereau, la sardine et le saumon. La vitamine D est aussi présente dans les fromages, les œufs et le beurre.

* Sources : www.passionsante.be

www.doctissimo.fr

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