Le Golfe est-il devenu le cimetière des grandes carrières?


Encore un handballeur tunisien qui succombe au charme ensorcelant des pétrodollars. Il s’agit de notre demi-centre international Kamel Alouini qui rejoint les rangs du club emirati Nasr Dubaï pour un bail de deux saisons. Là aussi, et comme à l’accoutumée, c’est un pont d’or qui a fait la différence ,l’offre étant estimée à 300 mille dollars  (l’équivalent d’un milliard de nos millimes environ). Et pourtant, Kamel était bien là où il était, en Roumanie, où, en deux exercices, il avait remporté deux sacres avec son club de Dynamo Bucarest qu’il a également conduit, pour la première fois de son histoire, à la phase finale de la prestigieuse des compétitions européennes, à savoir la Ligue des champions. Tout cela sans compter son titre de «meilleur demi-centre du championnat roumain» et sa formidable popularité auprès des fans du club. Bouche-bée, il dit oui illico presto à la juteuse offre émiratie. Changement de décor donc, adieu le Vieux continent, vivement le sulfureux Golfe.

Retraite dorée

A bientôt 33 ans, Kamel Alouini a le plus légitimement du monde préféré aller ailleurs pour gagner plus d’argent. De quoi s’assurer une retraite dorée ,à l’instar de nombreuses anciennes gloires du handball tunisien, telles que Haykel Mgannem, Issam Tej, Mahmoud Gharbi et autres Youssef Ben Ali, Marouen Magayez, Sobhi Saied ,Walid Ben Amor qui, avant lui, ont terminé leur carrière dans les pays du Golfe dans le sillage d’autres stars mondiales en phase de pré-retraite. Ainsi, ces pays riches sont-ils devenus le cimetière des grandes carrières ?

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