Quatre œuvres littéraires et scientifiques, en Français et en Arabe, sont lauréates du prix Zoubeida Bchir des écrits féminins au titre de l’année 2019 décerné à des écrivaines majoritairement issues du milieu académique.

La remise des prix a eu lieu, mardi soir, au cours d’une cérémonie organisée au siège du Centre de recherches, d’études, de documentation et d’information sur la femme (CREDIF).

Le prix de la meilleure production littéraire en Langue française a été décerné à Amel Cherif pour son roman « Derrière la ligne bleue », paru le 1er mai 2019 aux éditions arabesques. Il s’agit du seul livre en langue française primé et le premier roman de cette habituée au genre poétique.

Le prix de la recherche scientifique en français n’a pas été attribué cette année.

En Langue arabe, le prix de la meilleure création littéraire a été attribué à Saoussen Ouri pour son roman du genre policier « Fondouk Normandie » (Hôtel Normandie).

Ce polar est son premier livre qui est paru le 27 juillet 2019 aux éditions Arabesques.

Le prix de la recherche scientifique a été attribué à Olfa Youssef pour « Wajho Ellahi; thaletho soubolen ila al-hak » (Visage du Dieu; trois voies pour la vérité) paru fin 2019 dans plusieurs pays arabes et en Tunisie chez Meskiliani Editions.

Le prix de la recherche scientifique sur la femme tunisienne est revenu à Zahia Jouirou pour « Al Waad AlJadid; Makaleton fi al-Fatwa wa efekho annisaa ». (Le nouveau Féminicide; Articles sur la Fatwa et la jurisprudence sur le femmes). Cet livre édité au mois d’avril 2019 est paru chez l’éditeur tunisien Meskiliani Editions et au Liban chez Dar Alrafidain (Beyrouth).

Ces récompenses littéraires sont habituellement décernées au printemps et à l’occasion de la fête internationale de la femme, célébrée le 8 mars de chaque année. En raison de la pandémie de la Covid-19 et la période du confinement, le rendez-vous a été décalé au mois d’août.

L’événement coïncide cette année avec la célébration du 30ème anniversaire du Credif et celle de la Fête de la femme tunisienne qui aura lieu le jeudi 13 août.

La cérémonie a démarré par une prestation musicale instrumentale de la violoniste Yasmine Azaiez. Elle a interprété « Samra », célèbre chanson de l’artiste disparu Hedi Jouini.

La ministre de la femme, de la famille, de l’enfance, et des Seniors, au gouvernement de gestion des Affaires Courantes, Asma Sehiri Laabid, a été parmi les personnalités politiques présentes en plus de plusieurs figures du milieu littéraire.

Dans son allocution, elle a notamment évoqué l’importance de cette manifestation qui « valorise l’apport de la femme tunisienne dans la création littéraire et scientifique. »

La soirée a été marquée par la diffusion d’un documentaire sur le parcours d’écrivaines, de poètes et romancières tunisiennes comme Raja Ben Slama, Nejet Ouerghi et Fatma Ben Becher.

Le prix Zoubeida Bchir pour les écrits féminins tunisiens a été créé en 1995 au nom de la poétesse Zoubeida Bchir (8 février 1938-21 août 2011.). Cette native de la région de Sakiet Sidi Youssef, au Nord-Ouest, est décédée à Tunis à l’âge de 73 ans.

Zoubeida Bchir est la première poétesse en langue arabe, depuis l’indépendance, qui était également animatrice à la Radio Tunisienne, de 1959 à 1962.

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