Les changements opérés par les entraîneurs en deuxième mi-temps ont animé le jeu en fin de rencontre. Le classico n’a tenu ses promesses que durant le dernier quart d’heure de jeu. Nous aurions aimé être mieux servis. 

Au jeu des calculs tactiques, il y a toujours un perdant : le spectateur. Car, quand on privilégie le résultat à la manière, la qualité en prend un sacré coup, particulièrement lorsque l’un des protagonistes se contente de défendre et d’opérer par des contres quand l’occasion se présente. Un schéma tactique classique que Fathi Jebel, l’entraîneur du CSS, a adopté avant-hier soir durant un peu plus d’une heure de jeu. Résultat des courses : le CSS n’a créé qu’une seule occasion durant la première mi-temps, à la 12’ précisément, quand Tandia a vu son centrage repoussé par Badrane.

Par ailleurs, la défense sfaxienne a posé bien des problèmes à l’attaque « sang et or » qui a eu un mal fou à la déverrouiller. Une défense sfaxienne solide au poste au point que Benguit et ses camarades ne sont parvenus à créer le danger qu’à la fin de la période initiale. Les autres actions offensives de la première mi-temps ont manqué terriblement de punch. A chaque fois que Khénissi et ses camarades s’approchaient de la zone de réparation adverse, un véritable mur défensif s’installait pour capoter l’action offensive.

C’était beaucoup mieux…

Après la pause, les débats ont repris avec un léger mieux. Les « Sang et or » étaient si déterminés à en découdre  qu’ils ont joué leur va-tout. Mais c’était sans compter avec une défense adverse qui redoublait de vigilance à chaque tentative de l’attaque locale.

Le jeu d’attaque contre défense s’est poursuivie pendant un peu plus d’une heure. Les débats sont devenus, en effet, plus équilibrés après les changements opérés par les deux entraîneurs. Si Mouîne Chaâbani est resté fidèle à son option tactique portée sur l’attaque en cherchant plus de fraîcheur physique et une plus-value à l’animation offensive, Fathi Jebel, lui, est sorti enfin de sa réserve. Avec les tentatives de Harzi, Tandia, Sokari et Ben Ali, nous avons eu droit enfin à de l’animation dans la zone de réparation espérantiste. Et Moez Ben Chérifia, qui passait jusque-là une soirée bien tranquille, a été finalement dérangé durant le dernier quart d’heure de jeu.

Une fin de match qui fut intéressante à suivre. Il y a avait un bon volume de jeu des deux côtés. Les Sfaxiens, bien qu’ils soient  restés prudents, ont créé quelques occasions mettant à rude épreuve le duo axial espérantiste Yaâkoubi-Badrane.

Du côté des locaux, la sortie des visiteurs de leur zone de réparation a accru les espaces de manœuvres pour Ouattara, Ben Hammouda, incorporés en cours de jeu, mais leur fraîcheur physique n’a pas suffi pour déverrouiller la défense adverse. Toutefois, les attaquants ont offert un dernier quart d’heure de jeu de pur bonheur. Le classico, qui était jusque-là un peu morose à cause d’un CSS qui refusait le jeu, a fini par tenir ses promesses vers la fin. Un quart d’heure où les attaques se sont  lâchées à fond. Et quand les attaquants se dépensent sans compter sur un terrain de football, on ne peut être que bien servi.

Bref, le classico a tenu ses promesses, même s’il n’y avait pas de buts. Un nul qui arrange finalement les affaires des deux protagonistes étant que leur poursuivant direct, l’ESS, a été accroché également. 

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