On attend que Hichem Mechichi révèle au cours de la semaine prochaine la composition de son gouvernement qui sera formé de compétences totalement indépendantes de tous les partis politiques, comme il l’a promis lui-même lors de son dernier point de presse.
Les partis politiques seront édifiés sur ce qui l’attend — pensent plusieurs observateurs — bien avant le délai constitutionnel du 25 août

La semaine prochaine et qui constituera la dernière avant l’expiration du délai constitutionnel imparti à Hichem Mechichi, Chef de gouvernement désigné pour la formation de son équipe et l’annonce de sa composition (avant le 25 août) lui permettra-t-elle de trancher définitivement et de révéler officiellement les membres de son équipe ministérielle qui sera exclusivement composée de personnalités totalement indépendantes de tous les partis politiques ou coalitions parlementaires, y compris ceux qui se sont autoproclamés porte-parole officiels mais sans désignation du Président Kaïs Saïed et, enfin, de mettre un terme définitif à toutes les supputations et aussi aux «menaces voilées» des partis qui s’estiment injustement écartés de la formation du prochain gouvernement et laissent toujours entendre, en s’adressant plus particulièrement à leurs bases, qu’ils détiennent encore les rênes du pouvoir et qu’ils continuent à avoir la possibilité de peser sur la constitution de la future équipe ministérielle.

Les questions que se posent les Tunisiens sont d’autant plus plausibles que les événements qui ont traversé le paysage politique national au cours de la semaine écoulée laissent présager qu’il faudrait désormais prendre en compte que l’annonce de Mechichi concernant le gouvernement de compétences totalement indépendantes des partis politiques constituera le facteur déterminant qui marquera la vie politique dont on attend l’instauration à la suite du vote de confiance dont bénéficiera le futur gouvernement Mechichi, d’une part, et, d’autre part, les transformations que ce même paysage est censé connaître à la faveur des événements survenus en cette moitié chaude, voire très chaude, du mois d’août, marquée notamment par l’ascension fulgurante dans les sondages d’opinion du Parti destourien libre (PDL) présidé par Abir Moussi.

Et les observateurs et les analystes de s’interroger comment nos partis politiques, notamment ceux en froid avec Mechichi ou considérant carrément que sa démarche en matière de formation du futur gouvernement n’est pas conforme à la Constitution dans le sens que les ministres doivent être choisis parmi les partis représentés au sein du Parlement vont-ils se comporter au cas où Mechichi maintiendrait ses choix et peuvent-ils risquer l’aventure des élections législatives anticipées qui pointent à l’horizon au cas où l’équipe Mechichi ne réussirait pas à arracher la confiance des députés.

A qui profiteront les législatives ancitipées ?

Et si des partis comme Achaâb et Attayar ne cachent pas leur déception quant à la manière avec laquelle Mechichi s’est comporté avec leurs négociateurs (qui n’ont rien négocié jusqu’ici avec le Chef du gouvernement désigné, de l’aveu même de Hichem Ajbouni et de Zouhaïer Maghzaoui) et que  des partis comme Tahya Tounès ou des coalitions parlementaires comme la réforme nationale ou la Coalition patriotique annoncent leur soutien au gouvernement de compétences totalement indépendantes des partis politiques, tout en sachant qu’ils ne lui réunissent pas la majorité dont il a besoin, d’autres, en premier lieu Ennahdha, ont choisi d’opter pour un discours qui s’adapte quotidiennement aux développements que connaît la scène politique nationale.

Ainsi, le parti nahdhaoui, tout en continuant à professer son attachement à un gouvernement d’union nationale sur la base des élections législatives de fin 2019, se prépare ou plus précisément a appelé sa base à se mobiliser en vue d’éventuelles législatives anticipées.

Quant au PDL qui a le vent en poupe avec les 35,9% de voix que lui accorde le dernier sondage d’opinion, il se contente pour le moment d’annoncer, par la voix de sa présidente Abir Moussi, que ses députés accorderont leur confiance au gouvernement Mechichi au cas où il maintiendrait sa promesse de ne désigner aucun ministre appartenant à un quelconque parti parmi son équipe ministérielle.

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2 Commentaires

  1. Liberte

    16/08/2020 à 10:21

    Je ne comprends absolument rien la formation du nouveau gouvernement tarde à venir, à moins qu’ils ont commencé à prendre les vacances d’été, bref une équipe de foot de la troisième division est mieux capable que celle qui s’imposer, on a besoins le plus tôt possible le tourisme n’a répondu à nos attente cette année celui qui qui présente plus de 16% du BJB du pays, le coronavirus est en cause mais les réserves monétaires font défaut, on annonce le démarrage de l’usine de phosphate de Meknassi et on n’a pas de quoi financer le projet, et les centaines d’emplois promis aux jeunes sont suspendus. On doit renflouer les caisses de l’états par des taxes, baisses de salaires,mises en retraites de certains fonctionnaires qui vraiment fera beaucoup de bien à la trésorerie, créer d’autres impôts , inciter les tunisiens surtout ceux de l’étranger à investir en Tunisie à des taux attractifs, l’objectif est d’aquilibrer la situation financière à trois ans… C’est des conseils gratuits et utiles aux futurs ministres,

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  2. Wissem

    17/08/2020 à 00:49

    Le futur gouvernement se passera des conseils d’un type qui ne.comprend rien à la politique. La formation du nouveau gouvernement ne tarde pas à venir, il a un mois pour ce formé.

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