Au cinéma, elle a une préférence pour le film de genre et l’expérimental. Influencée par les œuvres de David Lynch, de Patrick Suskind et de Robert Eggers, elle s’en est inspirée pour réaliser son court-métrage «Magnum Opus».

Fraîchement réalisé dans le cadre de son projet de fin d’études à l’École supérieure de l’audiovisuel et de cinéma à Gammarth, son court-métrage «Magnum Opus» a raflé quatre prix à l’édition 2020 de l’Eastern Europe International Movie Awards, organisé à Izmir. Il a été aussi sélectionné dans bon nombre de festivals internationaux consacrés au cinéma, à l’instar du Short to the Point à Bucharest, au concours First-Time Filmmaker Sessions et au Chatham-Kent International Film Festival en Ontario. Elle s’appelle Myriam Khammassi et promet de faire parler d’elle. Portrait

Née en 1988, la jeune femme s’est orientée, après son baccalauréat, vers les langues et a obtenu une licence fondamentale en langue, civilisation et littérature françaises. Elle a ensuite entamé une carrière dans la communication et le webmarketing avant de se décider à reprendre ses études et de faire, ce qu’elle aime le plus, de la réalisation. Entre-temps, Myriam s’est fait une petite expérience dans le monde culturel en intégrant les équipes d’organisation de festivals, tels que les JCC, Sicca Jazz et Tabarka Jazz.

Au cinéma, elle a une préférence pour le film de genre et l’expérimental. Influencée par les œuvres de David Lynch, de Patrick Suskind et de Robert Eggers, elle s’y est inspirée pour réaliser son court-métrage «Magnum Opus», un thriller horrifique qui aborde la thématique du meurtre sous le prisme de l’obsession créatrice, celle d’un créateur (Aymen Ben Hamida) qui s’obstine à réaliser son ultime œuvre, son Magnum Opus.

Son Jean-Baptiste Grenouille à elle, pour rappeler le clin d’œil fait à Suskind et à son œuvre magistrale «Le parfum», s’appelle Slim. C’est un sculpteur en quête de la sculpture parfaite. Son obsession est de se rapprocher le plus du corps humain et d’en reproduire la chair. Il ira jusqu’à tuer pour créer l’œuvre parfaite faite d’un mélange de chair et d’argile…

A l’écran, à travers une image bien soignée, un mouvement de caméra suggestif, un décor et une lumière à l’ambiance oppressante, la réalisatrice arrive à figurer cette tension et cette obsession ressentie par ce créateur torturé.

Cette finesse technique et thématique lui a valu, dans l’Eastern Europe International Movie Awards, le prix d’or pour la meilleure première œuvre réalisée par une femme, le prix d’argent pour le meilleur thriller en court-métrage. Aymen Ben Hamida a obtenu le prix de bronze du meilleur acteur, et le directeur artistique du film, Mohamed Attia, a eu un prix de bronze pour la meilleure direction artistique.

Myriam se consacre actuellement à l’écriture. «Je reprends ma plume pour le moment. J’ai plein d’idées en tête de courts et de longs-métrages à concrétiser», nous dit-elle. Bon vent!

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