La Covid-19 met à rude épreuve la machine économique qui évolue lentement depuis des mois, à cause du flou qui persiste sur la fin de la pandémie et de l’instabilité politique. Où en est-on aujourd’hui ? Qu’est-il prévu, dans cet air d’incertitude et de manque de visibilité, pour relancer l’activité économique ? Est-ce que le nouveau gouvernement de compétences indépendantes permettra réellement d’assurer le redémarrage de l’activité des différents secteurs de l’économie nationale ? Car la menace de la faillite met en péril l’Etat et ses entreprises nationales.    

Le secteur financier, en l’occurrence, est, en cette période de Covid-19, en première ligne pour relancer l’activité économique nationale et amortir le choc de la pandémie. Les chantiers des réformes structurelles ciblant des domaines prioritaires et de développement aussi, en suspens depuis des années, doivent redémarrer.

Tous les indicateurs sont au rouge et révèlent que c’est dans l’extrême urgence qu’il faut mettre en œuvre le plan de relance et accélérer la reconstruction de l’économie tunisienne. C’est dans l’urgence qu’il faut entamer les négociations sur la loi de finance complémentaire (LFC), appelée à rectifier, dans le court terme, la loi de finance initiale, suite aux changements socioéconomiques qui se sont produits au cours de cette période de crise. Cette loi rectificative doit apporter, d’une manière beaucoup plus poussée, de nouvelles mesures pour la relance. Sachant que l’économie nationale s’est contractée de 11,9% durant le premier semestre de 2020, d’après les statistiques de l’INS.

De même, le PIB a drastiquement reculé de 21,6%, et a diminué de 20,4% par rapport au premier trimestre de 2020, qui a marqué le début de la propagation de la pandémie du coronavirus.

La même source relève qu’il y a eu une révision de -0,5% du taux de croissance au premier trimestre 2020, précisant qu’il s’établit désormais à -2,2%. Pour le taux du chômage, il a atteint 18% au 2e trimestre de l’année en cours.

Comment atténuer les répercussions négatives de la pandémie sur l’économie nationale et assurer un redémarrage de la machine productive en ce temps de crise ? L’Utica a appelé, après la formation du nouveau gouvernement, à activer l’état d’urgence économique. L’objectif étant de préserver la souveraineté économique et protéger le tissu économique national.

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