La terrible et mauvaise nouvelle de la descente de l’ASM en Ligue 3 niveau 1, ne peut passer inaperçue.

Tout en respectant la réalité du terrain, tout en se rappelant que de grands clubs dans le monde entier ont dû rétrograder jusqu’aux dernières divisions pour revenir ensuite (Fiorentina et Parme en Italie qui devaient reprendre dès le niveau amateur après le dépôt de bilan), on reste quand même frustré et accablé  pour l’état auquel l’ASM est arrivé.

L’ASM est descendu en «Division 3» sur le terrain, c’est-à-dire que ce grand club (un des spécialistes de l’épreuve de coupe) n’avait plus de joueurs capables de se maintenir en Ligue 2 une saison après avoir raté de justesse le retour en Ligue 1 au profit de l’ASSoliman. C’est quelque chose d’incroyable et de triste.

Et pourtant, l’ASM a compté sur des joueurs tels que Ben Messaoud et Mahjebi. Que s’est-il passé au juste pour que l’ASM tombe si bas ? C’est aux Marsois d’y répondre et de prendre le temps de trouver des explications à cette décadence. Ce club omnisports où des sections s’illustrent et encadrent des milliers de jeunes, voit sa section vitrine s’effondrer. C’est un choc énorme pour ceux et celles qui ont vécu les temps de gloire de Abdessalam Chemmam, Ali Selmi, Toto Klibi, Merrichko, Anniba et plus tard, Amor Jebali, Marzouki, Mezlini, Ben Messaoud, Mahjoubi, pour arriver à Majdoub, Jebbari, Ben Belgacem et Mehdi Ben Slimène.

Il leur est inconcevable de vivre un jour où ce club prestigieux fonce vers le bas de l’échelle. Ils n’ont pas d’explication directe et convaincante sous l’emprise du choc. Aussi chaotique la situation fût-elle, la famille marsoise devra s’unir, pour une fois. Ça ne servira à rien de se jeter les accusations. Le mal est fait. Cette rétrogradation risque de compromettre l’avenir de ce club et surtout des autres sections qui font du bon travail. Plus que des coupables à incriminer, les Marsois ont besoin d’un retour aux valeurs du club, essentiellement la formation et les bonnes pratiques.

A La Marsa, on passera une pénible saison 2020-2021 à jouer dans un niveau bas qui n’a rien à voir avec la grandeur de l’ASM. Mais c’est la vie, c’est le football qui, parfois, impose à certains clubs de vivre la décadence. A eux d’apprendre et de se reprendre.

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