Le Parti destourien libre (PDL) a organisé, samedi, une marche contre le terrorisme à Tunis avec la participation de plusieurs composantes de la société civile.

Les manifestants sont partis du ministère de la Justice en direction de la place du gouvernement, à la Kasbah, pour réclamer des mesures supplémentaires permettant de lutter contre le terrorisme et démanteler les réseaux d’embrigadement et de financement des organisations terroristes en Tunisie et à l’étranger.

Les participants à cette marche ont scandé des slogans hostiles au terrorisme tel que « Non au terrorisme au parlement », qualifiant notamment le mouvement Ennahdha d’organisation terroriste.

Dans une déclaration aux médias, la présidente du PDL, Abir Moussi, a estimé que la « lutte contre le terrorisme est une revendication populaire voire un devoir d’Etat », menaçant de saisir l’organisation des Nations Unies au cas où les autorités tunisiennes n’agissent pas contre le terrorisme et ne mettent pas en place des mécanismes nécessaires pour empêcher la prolifération de ce fléau.

« Il faut assécher les sources de financement du terrorisme », a plaidé Moussi , rappelant que le Conseil de sécurité de l’ONU avait émis des résolutions engageant tous les pays à prendre des mesures contre les opérations terroristes, leur financement et le blanchiment d’argent ».

Pour elle, « tous les indicateurs montrent que les actes terroristes sont commis par des Tunisiens.

Elle accuse, à ce propos, la Troika (2011-2014) et les frères musulmans de « complicité ».

Selon Moussi, des centaines de milliards sont entrées en Tunisie à travers le poste frontalier de Ras Jédir et sorties en l’espace de 24h sans déterminer la moindre responsabilité.

Et d’annoncer : le PDL va présentera au chef du gouvernement, chiffres à l’appui, un dossier complet faisant état de la situation générale du terrorisme dans le pays.

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2 Commentaires

  1. Mohamed Touati

    19/09/2020 à 20:27

    Bravo un grand ménage des terroristes et leurs complice.Nous n’avons pas des terroristes avons 2011

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  2. Nino G. Mucci

    20/09/2020 à 04:28

    Ma plus grande considération et admiration pour le travail d’enquête et la demande de vérité portés en avant par Mme Moussi.

    On s’étonne, à titre d’exemple, qu’aucun résultat d’enquête ait été jamais publié sur le transfert total de bien 8 milliards US$ depuis le Qatar, et cela dans quelques années seulement depuis 2011, sur un compte particulier de la Banque de l’Habitat de Tataouine (l’affaire faisant l’objet d’un article de Kapitalis, qui confirmait de source interne anonyme ces mouvements massifs de devise étrangère), et cela malgré le gouvernement Youssef ait promis l’enquête en 2017…! Entre temps la Banque de l’Habitat s’appelle uniquement BH (changement de dénomination sociale).

    Rien on ne sait encore de l’utilisation réelle des DONS et des aides spéciales internationales pour l’urgence COVID-19, en grande partie déjà versés dans la Banque Centrale de Tunis, et qui font la somme totale de plusieurs milliards de dollars… volatilisés, sans que la population ne bénéfice réellement de la gratuité de l’assistance (particulièrement les masques, désinfectants et médicaments pour les plus démunis). Et malgré Khaled Khrichi, président de la commission de Santé à l’Assemblée (ARP) ait promis également une enquête. Sans suite.

    C’est pour que ces nombreuses questions et zones d’ombres depuis 2011 soient éclaircies, que le travail et le rapport de Mme Moussi, au bénéfice de tout citoyen tunisien ainsi que de la communauté internationale, est très appréciable et bien attendu.

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