La meilleure façon d’effacer le mécontentement des supporters quant à la manière, c’est d’«amasser» les titres. Ce sera le dessein de l’Espérance ce soir, quoiqu’un rendement plaisant contre le CSS reste vivement souhaité.

L’Espérance Sportive de Tunis remet son titre de supercoupe de Tunisie en jeu ce soir au stade de Radès face au CSS.

Et n’eût été l’effet des conditions exceptionnelles imposées par le Covid 19, cet événement aurait pu avoir lieu au Qatar, à l’instar de l’édition précédente ayant mis aux prises l’Espérance au CAB en avril 2019.

Ce fut d’ailleurs une «déportation» aussi incompréhensible qu’injustifiée.

Cette fois-ci, le Covid 19 a empêché ce genre d’agissement inadmissible de se reproduire, comme quoi parfois «à quelque chose malheur est bon !»

Il y a juste lieu de rappeler que ce duel s’était soldé par une victoire de l’Espérance (2-1) et ce fut la quatrième supercoupe de Tunisie remportée par le doyen des clubs tunisiens après celles de 1960, 1994 et 2001.

Par contre, le CSS, qui affrontera l’EST pour ce trophée devenu prisé ces dernières années, ne compte qu’un seul sacre glané en 1995.

L’Espérance vise deux nouveaux titres

Une chose est certaine pour le compte de ce nouveau classico entre «Sang et Or» et «Noir et Blanc», c’est que le spectacle sera garanti et que le suspense sera à son paroxysme en raison de la motivation des deux protagonistes.

Pour l’Espérance, la razzia locale est en point de mire. En effet, après s’être adjugé le titre de champion de Tunisie de 2020, les «Sang et Or» visent et la supercoupe de 2019 et la coupe de Tunisie au titre de laquelle l’équipe de Bab Souika vient de se qualifier en demi-finale aux dépens des braves divisionnaires de Kalaâ Sport (2-1).

De son côté, le CSS veut sauver sa saison en remportant la coupe.

Par ailleurs, l’Espérance veut lancer un message rassurant à ses supporters qui ne sont plus convaincus par le rendement timide de leur équipe qui n’a plus son mordant de jadis.

Seuls les résultats et les titres pourront effacer, en quelque sorte, le manque de brio et l’absence de la manière que connaît l’Espérance en dépit de sa réussite et de sa suprématie.

Sur un autre plan, l’Espérance compte s’imposer une nouvelle fois contre le CSS et sortir avec une supériorité psychologique devant lui car il n’est pas exclu qu’elle le rencontre une fois de plus au cas où les deux adversaires franchissent le cap des demi-finales de la coupe de Tunisie.

L’équipe type ou presque

Pour bien réussir sa sortie devant le CSS aujourd’hui, l’Espérance sera bien outillée sur le plan humain. C’est qu’en comparaison avec la formation qui a été alignée mercredi dernier face à Kalaâ Sport, l’équipe de Mouïne Chaâbani sera remaniée.

Beaucoup de joueurs ont été ménagés pour ce grand rendez-vous. On parle de l’Algérien Elyès Chetti qui n’a fait qu’une apparition en fin de match après s’être totalement rétabli de sa blessure.

Sameh Derbali, Yassine Khénissi et Khalil Chammam seront à leur tour de la partie car le staff technique de l’Espérance misera beaucoup sur l’expérience des cadres qui sont rompus aux grands rendez-vous.

Et du coup, la formation probable qui bénéficiera de la confiance du timonier de l’Espérance sera, à un ou deux éléments près, la suivante : Ben Chrifia, Derbali, Chetti (ou Ben Hmida), Tougay, Chammam, Kwamé (ou Mosrati), Coulibaly, Benguith, El Houni, Khénissi (ou Berrima) et Ben Hammouda.

Et comme on peut le constater, Chaâbani a toujours eu la latitude de pratiquer le turn-over de son effectif sans la moindre incidence sur les résultats aux deux compétitions locales (coupe et championnat).

Le fait de ménager quelques joueurs-clés l’expose parfois à des frayeurs, mais toujours sans impact négatif notable.

Ce soir, le coach «sang et or» aura tous les atouts en main et peut sérieusement prétendre à une nouvelle consécration… sous sa férule.

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