Qualification logique des Sfaxiens et des «Sang et Or» qui se retrouveront de nouveau en finale.

Ça y est, Dame Coupe a tranché : l’Espérance Sportive de Tunis et le Club Sportif de Sakiet Ezzit seront ses deux soupirants parmi lesquels elle choisira son élu du cœur lors des noces de la finale, samedi prochain. La sentence est tombée, avant-hier soir, au terme de deux matches que les Sfaxiens et, à un degré moindre, «Sang et Or» ont dominés plus facilement que prévu. Est-ce la faute aux vaincus ? Que non, car ils n’ont pas passé leur temps à… jouer de la guitare. Loin de se présenter en victimes expiatoires, ils ont tout fait, en optant pour toutes les formules, toutes les combinaisons, tous les guet-apens, sans pour autant parvenir à prendre le dessus sur leurs adversaires. C’est que ces derniers se sont avérés intraitables, imprenables. Soit, selon le rituel de la sage littérature, «La raison du plus fort est toujours la meilleure».

Démonstrations de force

Partons de Hammamet où on s’impatientait de voir comment réagiraient Hammamet et Sakiet Ezzit meurtris par leur récente élimination de la course au titre. Pour ce duo, il n’y avait donc plus qu’une seule ambition pour sauver la saison : la Coupe. Les locaux, aussi étonnant que cela puisse paraître, ont totalement déçu, accumulant gâchis, précipitation et erreurs monumentales tant en défense qu’en attaque. Du presque jamais vu, cette saison dans la cité des jasmins et… du handball ! En face, on n’avait plutôt pas besoin de ces «cadeaux», tout simplement parce que le commando sfaxien a démontré, dès le début de son… raid dans la salle de Hammamet, qu’il était suffisamment bien armé pour réussir sa mission. Tenez, son arsenal était si sophistiqué que chaque fois que l’adversaire montrait le bout du nez et frôlait l’égalisation, il y avait toujours quelque chose pour faire mouche et creuser l’écart. Un écart explosif :huit points d’avance au coup de sifflet final. Qui l’eût cru ? En tout cas, pas les Hammamétois qui concèdent ainsi une des défaites les plus lourdes de leur histoire à domicile. Quant aux Sfaxiens, qui avaient dominé la rencontre de bout en bout grâce notamment aux prouesses de Memmich, Merghli, Soussi et l’inévitable Ben Ghanem, ils continuent d’écrire leur conte de fées, en accédant, pour la deuxième année consécutive, en finale. Là où les attend l’Espérance pour un remake. Une EST encore une fois impériale à Sousse, particulièrement en seconde mi-temps qu’elle a écrasée de son poids. En effet, après une première période de jeu équilibrée (égalisations à gogo, 17-16 in fine pour les visiteurs), les «Sang et Or» semblaient, dès la reprise, avoir mangé du lion, en allant malmener une Etoile devenue subitement invisible, tellement les dégâts étaient considérables dans sa zone. Là où Boughanmi, Hachicha, Abdelli et le nouveau bombardier Hazem Bacha, adossés à un Driss Idrissi des grands jours,s’en sont donné à cœur joie, sous l’impulsion d’un superbe Abdelhak Ben Salah au sommet de son art. Les locaux, qui accusaient déjà un important retard de cinq points à quatre minutes de la fin, n’avaient plus qu’à limiter les dégâts, trahis peut-être par les changements abusifs (pas moins de… 16 joueurs utilisés !) dont certains,encore frêles et inexpérimentés, n’étaient pas, ce soir-là, faits pour ce genre de bataille. Toujours est-il que l’ESS a de quoi se consoler par cet investissement sûr dans l’avenir. Et c’est au moins ça de gagné.

Résultats

ASH-CSSE : 20-28

ESS-EST : 28-29

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