Cette semaine devrait être décisive dans la mesure où la question des examens sera tranchée. Lors de la réunion imminente du Conseil des universités, les participants auront à statuer sur le sort de l’année universitaire pour plus de 100.000 étudiants

Apparemment, l’Union des enseignants universitaires chercheurs (Ijaba) ne montre aucun signe d’apaisement permettant aux deux parties en conflit (ministère de l’Enseignement supérieur et ce syndicat) de parvenir à une issue favorable. Tout indique que l’on se dirige vers une année blanche comme le soutient Ijaba.

C’est ce qui suscite une vive inquiétude auprès de milliers d’étudiants pris en otage dans cet interminable bras de fer. Le ministère a beau les rassurer, le climat ambiant n’augure rien de bon. Le Conseil des universités qui s’est réuni le 2 mai dernier avait décidé de rester en session ouverte pour suivre l’évolution de la situation et donner la parade appropriée.

D’ailleurs, une autre réunion est prévue au cours de cette semaine pour étudier la question des examens à la lumière des proposition faites à l’issue de la réunion du Conseil des universités concernant les délais de remises des sujets des devoirs. 

C’est, donc, à la lumière de ces délais et de la dernière position du syndicat que des mesures vont être prises concernant la tenue des examens dans les quelque 70 institutions touchées par le blocage des examens imposé par Ijaba depuis janvier dernier. Et, justement, à ce propos, l’Union des enseignants universitaires chercheurs se dit prête à contrecarrer toute tentative de saboter leur mouvement par des « mercenaires» qui seraient chargés par le ministère de faire passer les examens. 

Or, le ministère considère qu’il a consenti toutes les concessions sans aucune contrepartie de la part de Ijaba. La proposition de débloquer les salaires des mois de mars, avril et mai n’a pas suffi à désamorcer la crise et remettre sur pied les négociations. Malgré tous les appels à reprendre les discussions le syndicat campe sur ses positions. 

Pour lui, tout passe d’abord par l’application de l’accord de juin 2018 et le versement effectif des salaires gelés. Pourtant, le ministère est clair. Sa volonté d’apaisement est réelle. Quant à l’accord du 7 juin il n’y a, en principe, aucun problème puisque tous les points qu’il contient ont été mis en application à l’exception d’un seul ayant trait au statut particulier des enseignants. Ce volet nécessite des concertations plus poussées. Par conséquent, la balle se trouve dans le camp de Ijaba.

Cette semaine devrait être décisive dans la mesure où la question des examen sera tranchée. Lors de la réunion imminente du Conseil des universités, les participants auront à statuer sur le sort de l’année universitaire pour plus de 100.000 étudiants. 

Ces  étudiants ne voient, de leur côté, aucune possibilité de s’en sortir et craignent sérieusement une année blanche et, dans le meilleur des cas, des examens en juillet ou septembre. Cela va poser de nombreux problèmes puisque les différents personnels de l’administration ou les ouvriers ne seront pas, facilement, mobilisables. De plus les foyers et les restaurants universitaires auront du mal à rester fonctionnels en dehors de la clôture de l’année universitaire.

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