Fehmi Ben Romdhane concrétise le léger ascendant de son équipe qui a profité de sa supériorité numérique. Le CSS a calé vers la fin. Finale méritée pour l’USM qui retrouve l’EST dimanche à Monastir.

Il fallait attendre la 107e minute pour voir les filets trembler au Taieb Mhiri. Jusque-là, ce fut un match épuisant pour les deux équipes (chaleur et humidité) dont les joueurs traînaient les jambes vers la fin. L’USM, qui évoluait à 11 contre 10 après l’expulsion de Ben Ali au début de la seconde période (il était très excité et a commis deux fautes inutiles à 60 mètres de sa défense), avait un léger ascendant pas plus. Les Sfaxiens, même amoindris, avaient fermé toutes les issues rapprochant les lignes avec un Sokari qui a reculé et Habassi très actif et lucide avec sa technique. Le CSS pouvait même marquer après un coup franc bien botté de Dagdoug mais Ben Said intervient au bon moment (66’). La deuxième mi-temps fut de loin meilleure pour deux raisons : la fatigue a fait que les espaces soient plus disponibles et les deux entraîneurs Benzarti et Jerda avaient donné des consignes pour jouer devant et tenter sa chance. Même le nombre d’occasions n’était pas élevé, on sentait que le jeu devint plus ouvert et direct. L’USM posait mieux la balle (une identité de jeu), grâce à Jelassi, véritable métronome de l’entrejeu, Orjuma et les appels d’Okpotu. Mais le CSS avait l’arme des contres et de l’abattage. Sokari, Eduoh et Harzi (plus tard Ben Châa et Jlassi) étaient présents pour réduire les espaces et pour compenser l’infériorité numérique. On ne sentait pas que le CSS jouait à 10 avec notamment Habassi qui pouvait fixer le défense monastirienne grâce à sa technique. Ceci n’aura pas suffi pour le CSS qui a craqué vers la seconde prolongation sur coup franc bien botté de Jelassi qui trouve la tête de Fehmi Ben Romdhane, démarqué, et qui n’a pas peiné pour tromper Dahmane. Pratiquement, le match a été clos en dépit de l’occasion de Karoui qui reprend de la tête mais le gardien de l’USM a été vigilant. Le CSS, qui se porta parfois en attaque avec tous ses joueurs, a laissé des espaces. Mais l’USM et notamment son attaquant Amri ont manqué de lucidité. Cet attaquant a raté à lui seul deux buts tout faits vers la fin.

Récompensés

Cette qualification acquise à Sfax est nettement méritée pour Jerda et ses joueurs. Ils étaient bien organisés et fidèles à leur football souple et direct. Le retour d’Orkuma comme milieu défensif a donné plus d’impact à l’entrejeu de l’USM. Et on a bien vu que faute d’efficacité, c’est une balle arrêtée qui a donné raison à cette USM qui a profité de sa supériorité numérique. C’est le couronnement d’une série de matches convaincants. Du côté sfaxien, Benzarti n’aura pas trouvé l’astuce. Un joueur comme Ben Ali peut être responsable en grande partie de ce qui s’est passé à son club après son expulsion stupide. Mais un entraîneur de métier comme Benzarti ne pouvait-il pas le faire sortir à la mi-temps après ses nombreuses fautes de nervosité ? Terminons avec l’arbitre Mehrez Melki qui a fermé les yeux sur un penalty net en faveur de l’USM en seconde mi-temps (ballon dévié de la main par un défenseur du CSS). C’est un arbitre qui a trop usé de son sifflet. Trop de coupures de jeu, de fautes imaginaires pour les deux équipes et un jeu haché. Ce n’est pas avec cet arbitrage que nos joueurs vont réussir à s’imposer en Afrique où le jeu est plus musclé. Pour l’histoire, l’USM se qualifie en finale pour jouer chez elle. Avantage ou pression de plus ? On le saura dans quelques jours.

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