Il a suffi que la pression tombe d’un iota pour que l’équipe retrouve son état d’esprit qui la fuit depuis l’élimination en quarts de finale de la C1 africaine.

Mouîne Chaâbani s’est forgé sans doute une carapace depuis qu’il a pris les rênes de l’équipe en octobre 2018 pour avoir supporté si longtemps la pression depuis le mois de mars. En effet, le coach « sang et or » est constamment sous le feu de la critique d’une frange de supporters qui ne le lâche pas d’une semelle. Même la prestation de l’équipe lors des matches amicaux disputés durant la préparation de l’été a été passée au crible. Ne pas allier la manière au résultat a constitué la principale critique qu’on a toujours faite à Mouîne Chaâbani.

Or, ce qu’oublient ses détracteurs, c’est que ce jeune entraîneur de 39 ans a pris en main les destinées de l’équipe dans une période critique, au moment où Khaled Ben Yahia a jeté l’éponge.

Chaâbani a réussi à qualifier l’équipe en finale de la Champions League avant de l’emporter. Il a, par la suite, préservé son titre africain et remporté deux titres de suite de champion de Tunisie.

Ce que n’arrivent pas à comprendre bon nombre de ses détracteurs, c’est que l’équipe connait la fin d’un cycle. Réussir en période de transition à atteindre les quarts de finale de la Ligue des champions, préserver le titre de champion de Tunisie et remporter la Supercoupe de Tunisie sont autant d’exploits pour une équipe en fin de cycle.

Sérénité retrouvée

Même après avoir été sacré champion de Tunisie, Mouîne Chaâbani semble ne pas être droit dans ses bottes. En témoigne la prestation peu convaincante devant le club divisionnaire de Kalâa Sport en quart de finale bien que l’EST ait composté son billet pour les demi-finales de la Coupe de Tunisie.

Il a fallu que Mouîne Chaâbani batte son maître, Faouzi Benzarti, en Supercoupe de Tunisie, dimanche dernier, pour qu’il ait le cœur léger et lâcher enfin prise.

Avant-hier à Chebba, l’EST a développé son style de jeu habituel. Il faut avouer que le CS Chebbien lui a facilité la tâche en livrant une petite prestation et en ne faisant aucun effort pour renverser la vapeur quand il a été mené au score.

La sérénité retrouvée de Mouîne Chaâbani est tributaire de la prestation de l’équipe après-demain à Monastir. L’EST aura à affronter en finale de la Coupe de Tunisie l’une des meilleures équipes du championnat.

Sur le plan personnel, le coach « sang et or » aura à affronter l’un des meilleurs entraîneurs de la Ligue 1, Lassaad Chebbi, dont le nom a circulé un certain temps pour lui succéder à la tête de l’EST. A Chaâbani de démontrer qu’il vaut mieux que son adversaire en le battant sur le terrain, comme il l’a déjà fait en championnat. Le mieux ce  sera d’allier la manière au résultat. Le coup de massue pour faire taire le plus virulent de ses détracteurs.  

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