Après la supercoupe, l’entraîneur chevronné rate un second objectif en trois jours. La fin d’un règne ?

Depuis qu’il a été limogé de l’ESS après seulement un mois, depuis la fameuse finale de la C1 africaine, alors qu’il était entraîneur du WAC, Benzarti, avec son énorme palmarès local et africain, a marqué un coup de fléchissement. Si on se souvient aussi de son court et polémique passage en sélection, on conclut vite que quelque chose ne tourne plus rond chez lui. A l’image des grands entraîneurs internationaux et titrés, Benzarti traverse une période très difficile. Ce n’est plus l’entraîneur qui gagne, qui transforme une équipe à court terme (c’était son point le plus fort) et qui gère parfaitement ses matches. La succession des revers a mis une grande pression sur lui. Débarqué au CSS, il savait bien que le public et les dirigeantes reprochaient à son prédécesseur, Fethi Jebal, son manque d’autorité sur les joueurs et surtout ses résultats controversés. A ces joueurs présents, on demandait un entraîneur averti, efficace qui les aide à gagner. La victoire face à l’Etoile était un bon point de départ, mais sans suite. C’est vrai que l’équipe s’est classée 2e et s’est qualifiée à la Ligue des champions. Mais c’était sans l’effet Benzarti que l’on connaît. Cela s’est confirmé en supercoupe après un match défensif des Sfaxiens (pas de pressing avancé, pas d’occasions) et un mauvais choix du dernier tireur pour le CSS.

Avant-hier, Benzarti jouait une USM qui aime les espaces et le jeu placé et de transition.

Le plan pour contrecarrer cela? Toujours le bloc médian, et un jeu concentré sur Sokari et Habassi. Le CSS s’est mieux comporté en seconde mi-temps certainement à 10 joueurs (c’est un bonus pour Benzarti qui a souvent réussi chaque fois que son équipe jouait à 10), mais la fatigue et la distraction défensive sur le but de l’USM ont été fatales pour Benzarti et ses joueurs. Maintenant, l’entraîneur du CSS n’est pas dans un moment propice de sa carrière. Deux revers en trois jours, c’est trop pour un CSS qui ne va pas conserver son titre, et pour un public qui attendait l’effet Benzarti. Restera-t-il ou sera-t-il poussé à quitter, et cette fois, ce sera le départ de trop ? Une chose est sûre, Benzarti n’est plus celui que l’on connaissait !

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