L’entraîneur des Miniers évoque les raisons qui le poussent à quitter Métlaoui bien que ses résultats à la tête de l’équipe soient bons. La crise financière que traverse le club le pousse à partir. 

Bien que le maintien ait été assuré aisément, l’équipe de l’ES Métlaoui passe par une mauvaise période pour des raisons financières. Les joueurs n’ont reçu ni salaires ni primes depuis six mois. Idem pour le staff technique qui n’a pas été payé depuis quatre mois. Des difficultés financières qui ont obligé le président du club à démissionner : «Le président démissionnaire a signé des chèques d’une valeur totale de 600 mille dinars. Il risque se faire emprisonner à cause de ces chèques qui circulent. En outre, quatre joueurs ont quitté officiellement le club. Il s’agit de Mehdi Ben Nécib, Oussama Omrani, Oussama Boughanmi et Izaka partis en Arabie Saoudite. Les deux joueurs étrangers vont quitter dont Mochi qui va revenir au CA. Il y a également des  joueurs qui, en raison de leur âge, ne peuvent plus apporter une plus-value à l’équipe. On ne peut pas recruter plus de huit joueurs. Pour toutes ces raisons, l’effectif qui abordera la prochaine saison sera réduit et impossible à enrichir», nous a confié l’entraîneur Mohamed Kouki.

Une bonne quatrième place…

Le coach des «Miniers» se réjouit des résultats enregistrés par l’équipe après le confinement : « J’ai réussi à éliminer l’ESS aux huitièmes de finale de la Coupe de Tunisie. Après le confinement, nous avons remporté quatre victoires, fait trois matches nuls et perdu trois fois seulement. En dix matches, nous avons ramassé 15 points, ce qui nous a permis de terminer l’exercice quatrièmes. Par le passé, j’ai réalisé aussi de bons résultats à la tête de l’ESM. En 2014, j’ai pris en main les destinées de l’équipe alors qu’elle était lanterne rouge du championnat et je l’ai sauvée de la relégation. A l’issue de la saison 2015-2016, l’ESM s’est classée quatrième. Lors de la saison 2016-2017, elle s’est classée 3ème et a disputé la phase du play-off. Quand les moyens financiers sont mis à contribution, l’équipe de Métlaoui carbure à merveille et ne réalise que des résultats satisfaisants. Mais cette saison, elle vit une situation critique. J’ai avisé le président du club qu’il m’est très difficile de continuer»,  a fait savoir Mohamed Kouki.

L’ambition d’entraîner un grand club

Au cas où la rupture entre ESM et Kouki se confirme, Mohamed Kouki affiche de grandes ambitions. Il nous a confié que sa carrière et ses performances réalisées que ce soit en Tunisie ou à l’étranger lui permettent de veiller sur les destinées d’un grand club : «J’ai derrière moi une carrière d’une vingtaine d’années. J’ai donné satisfaction là où je suis passé. J’ai réalisé de bons résultats que ce soit en Tunisie ou à l’étranger. A titre d’exemple, j’ai remporté le doublé avec Al Merreikh du Soudan. Je suis satisfait de mes performances. J’ai gagné beaucoup en expérience. J’estime être capable de réaliser de bons résultats avec une des quatre grosses cylindrées du championnat. J’ai confiance en mes moyens. J’attendrai mon heure, quitte à ce que je passe une année sabbatique», a insisté notre interlocuteur.

Charger plus d'articles
Charger plus par Salah KADRI
Charger plus dans Sport

Laisser un commentaire