Il était écrit que l’USM allait brandir haut la main la coupe édition 2020. C’est pour cette jeune et dynamique équipe la juste récompense d’une saison où elle a charmé, et où elle n’a pas été bien récompensée sur plusieurs matches. Maintenant, il a fallu attendre l’apothéose pour voir ces Monastiriens, qui avaient faim et qui ont mis du cœur à l’ouvrage, l’emporter et dominer une EST bloquée et qui n’a pas trouvé de solutions. Au jeu des deux entraîneurs, c’est Lassaaâd Jarda qui s’est montré plus habile et plus astucieux que Chaâbani. Il a composé le plan du jeu qui allait le mieux avec la qualité de ses joueurs et qui pouvait contrecarrer l’adversaire. Jerda est, à notre avis, le plus grand vainqueur de cette finale : il a montré qu’un ex-joueur très moyen pouvait devenir un grand entraîneur. Il a fait ce que les grands entraîneurs font : gagner des titres avec des clubs pas riches et souvent outsiders. Il a su en une seule saison métamorphoser le visage de son équipe. L’USM jouait bien mais gagnait aussi et c’est ça l’équation difficile que Jarda a réussi à gérer. Toute cette joie , toute cette allégresse à Monastir, est bien légitime. C’est un exploit historique. L’équipe est dans le palier des clubs titrés en Tunisie et ça, c’est la touche Lassaâd Jarda en premier lieu, les dirigeants et les joueurs en second lieu. Il faudra composer avec cette USM la prochaine saison. Ce n’est plus une révélation, c’est une confirmation, et c’est un modèle qui a réussi de l’avis de tous.

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Charger plus par Rafik EL HERGUEM
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