Les autorités et les responsables sanitaires appellent les populations à ne pas céder à la peur ou à la panique malgré la sévérité de la situation épidémiologique sur le terrain.

Les chiffres sont affolants : la barre des 20 000 cas positifs au coronavirus a été franchie alors que plus de 60 décès ont été enregistrés en l’intervalle de trois jours. L’heure est grave mais il faut garder le moral gonflé à bloc pour sortir vainqueur, à ce stade, de la pandémie de la Covid-19. Une période de forte contamination au coronavirus secoue le pays depuis septembre 2020 avec en moyenne mille cas par jour ces dernières semaines. La pandémie épargne de moins en moins de monde sachant que chacun a un parent ou un ami contaminé par le coronavirus. La maladie touche tous les milieux et personnalités de la société désormais : sportif, culturel, politique.

Un mois d’octobre dans la continuité du mois de septembre « noir » puisque la courbe d’évolution n’arrive pas à s’aplanir de l’avis d’un médecin qui s’est exprimé sur les ondes radiophoniques. Une situation qui suscite certaines craintes qu’elle se transforme en courbe exponentielle avec un nombre de cas qui se démultiplie indéfiniment. Toutefois la gestion de la crise sanitaire, si elle connaît des succès sur de nombreux points comme l’augmentation programmée de la capacité d’accueil avec plus de deux mille lits oxygénés et de réanimation dans les hôpitaux, prônée par le chef du gouvernement Hichem Mechichi, n’en connaît pas moins des zones d’ombre ou des incertitudes. La décentralisation de la gestion de la maladie à ce titre ne comporte pas que du « bon ».

Fermer les écoles quelques semaines après la reprise des cours a été une décision qui a été difficile à prendre pour le  gouverneur de Sousse qui a fini vite par se rétracter.

Limiter les rassemblements

Les consignes des autorités de tutelle sont claires, à savoir limiter les attroupements dans les espaces publics pour alléger la pression sur les hôpitaux, en manque de lits de réanimation et freiner la propagation locale autant que possible. Toutefois, un décalage a trait au manque de communication entre l’Etat et la population qui ne respecte pas  encore et toujours les consignes élémentaires comme les gestes barrières et les attroupements.

La célébration des mariages et festivités sportives qui se poursuivent dans l’indifférence générale malgré la réactivité par à-coups des forces de l’ordre est un mauvais point à signaler. Pour répondre à cette logique de distanciation sociale, l’administration  a adopté un nouvel horaire de travail interne avec deux équipes qui se relaient par alternance le matin et le soir. C’est le retour provisoire au régime de la séance unique. La première équipe débute de 8h30 à 13h30 et la deuxième de 12h30 à 17h30 soit cinq heures de travail pour chacune d’elles.

 Le travail à distance revient au goût du jour dans de nombreux corps de métiers qui privilégient les visioconférences pour se rassembler virtuellement, loin de tout contact. En attendant, il faut s’armer de patience et appliquer scrupuleusement le protocole sanitaire pour éviter le pire et le reconfinement total.

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Charger plus par Mohamed Salem Kechiche
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