Vainqueurs par 3 buts à 2 à Bousalem, les «Vert et Blanc» de la «Stayda» se sont remis sur orbite pour une fin de championnat où ils ont du pain sur la planche.
Mourad Okbi n’avait pas eu tort et avait vu juste en déclarant dans ces mêmes colonnes que la rencontre des quarts de finale entre l’USBousalem et le SG pourrait durer 120 minutes et qu’il ne serait pas facile pour lui et ses hommes de rentrer avec une qualification aux demi-finales pour un tas de raisons.Les faits lui ont donné effectivement raison, puisqu’il a été forcé d’aller jusqu’aux prolongations pour arracher cette qualification tant convoitée. «Il faut reconnaître que ça a été dur, plus dur que prévu, lâche-t-il sur un ton soulagé. Mais je n’ai aucun reproche à faire à mes joueurs s’ils ont éprouvé autant de difficultés et de souffrance pour atteindre l’objectif. Avec une pelouse dans un état lamentable, une chaleur suffocante, 5.000 spectateurs sur les gradins totalement acquis à la cause de leur équipe, alors qu’au stade olympique de Gabès, nous ne dépassons pas les 3.000, je ne pouvais pas demander plus à mes protégés qu’un résultat avec le moins de dégâts. Et puis n’oublions pas. L’adversaire est très respectable avec de bonnes individualités à l’image de Anis Issani qui, incorporé en seconde mi-temps, a donné un grand plus à son équipe et a mis deux ballons dans les filets de Ali Kalaï. L’USBousalem est une très bonne équipe de Ligue 3 et a même largement sa place en Ligue 2 et ce n’est pas par hasard et uniquement par chance si elle est parvenue à sortir la JSK en huitièmes de finale aux tirs au but 8 à 7 après avoir terminé 0 à 0. Dans un contexte et une ambiance aussi défavorables, nous avons réussi quand même trois buts avec un doublé de Lamjed Ameur prouvant qu’il a retrouvé la plénitude de ses moyens, ce qui est très important pour les rendez-vous à venir. Nous avons, en contrepartie, encaissé deux buts, ce qui est une mauvaise alerte et le signe que tout n’est pas pour le mieux dans le compartiment défensif. En résumé, malgré quelques frayeurs en seconde mi-temps, nous avons fait un bon match et nous sommes rentrés avec un billet précieux pour les demi-finales et avec un excellent moral pour sortir de l’impasse où nous sommes en championnat». Avec 5 matches successifs où les Gabésiens n’ont pas savouré le goût de la victoire, ces trois buts inscrits face à un adversaire coté et coriace et dans son fief sont un précieux déclic susceptible de créer ce choc psychologique qui sortira les coéquipiers de Ayoub Tlili de leur longue période de vaches maigres. Avec le retour de Mohamed Ali Ragoubi, la confiance renouvelée en Khaled Melliti, la forme retrouvée de Ahmed Mida, capables tous les trois de faire parler leur don de buteurs, notamment sur balles arrêtées que ce soit sur coup franc direct ou à la réception, à l’image du second but de Mida à Bousalem, l’entrejeu est revenu, avec l’incorporation de Moses Orkuna, le secteur fort de l’équipe. Il est capable de prêter main-forte à une ligne d’attaque elle aussi confortée avec le réveil de Lamjed Ameur (2 buts) et de celui encore progressif de Jilani Abdesslem même si son fer de lance, Isâka Abudo, peine à être aussi efficace qu’auparavant devant les buts. C’est dans le compartiment défensif que le bât blesse encore avec la petite forme actuelle du gardien Ali Kalaï et l’incapacité à trouver la bonne formule dans la charnière centrale après plusieurs essais pas très concluants qui ont touché le trio Ammar-Zahou-Ben Sassi.

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