IlS seront plus d’un million de nouveaux inscrits sur les listes électorales d’ici le 22 mai, date de la clôture par l’Instance supérieure indépendante des élections (Isie) de l’opération inscription sur les listes électorales ouverte le 10 avril dernier.

Et la majorité écrasante de ces nouveaux inscrits se situe, selon plusieurs observateurs, analystes et aussi selon les indiscrétions révélées par les responsables de l’Isie, parmi les jeunes qui auront à voter pour la première fois dans la mesure où ils ont atteint l’âge électoral depuis les dernières élections datant de 2014.

Comme la donne va changer avec l’irruption de ces nouveaux électeurs sur la scène électorale, s’est posée automatiquement la question suivante : pour qui ces nouveaux électeurs vont-ils voter et que vont faire les partis politiques ou les coordinations dites indépendantes qui poussent ces derniers temps comme des champignons, pour les séduire et s’assurer leur confiance ?

Autrement dit, nos partis politiques, qu’ils soient dans la coalition au pouvoir ou dans l’opposition, ainsi que la multitude de formations se proclamant indépendantes, sont-ils conscients du changement intervenu au niveau du paysage politique national avec l’émergence d’une nouvelle clientèle politique qui a d’autres priorités et qui développe d’autres attentes et revendications, voire en contradiction totale avec les promesses et les engagements sur lesquels notre élite a jusqu’ici fondé sa communication et sa promotion parmi le corps électoral?

Et la course à la séduction de cette nouvelle catégorie d’électeurs n’a pas manqué de s’engager entre les différents protagonistes se considérant, à tort ou à raison, comme les plus habilités à mériter la confiance de ces «voix à arracher» et comme les plus indiqués à les représenter et à épouser leurs revendications.

Malheureusement, à écouter les déclarations de ces politiciens et à analyser le contenu de leurs promesses, on découvre qu’ils n’ont pas compris qu’ils ont, désormais, affaire à une autre frange d’électeurs qui ne sont pas disposés à accepter les promesses traditionnelles qu’ils savent irréalistes, donc irréalisables.

Est-il encore possible de voir la classe politique réaliser que la donne a changé et qu’il est temps de tenir un nouveau discours à même de répondre aux nouvelles attentes et aspirations.

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