Il a claqué la porte avant même de commencer. Il n’y a pas que les raisons familiales qui ont mené Mehdi Nafti à renoncer au poste d’entraîneur de l’ESS. Pourtant, il était emballé au départ par le projet sportif que lui a soumis Ridha Charfeddine.

Le provisoire qui dure : voilà une situation qui est bien réelle à l’Etoile Sportive du Sahel dirigée depuis le mois de juin par un staff technique intérimaire conduit par Naoufel Chebil.

Après avoir passé l’été à attendre Roger Lemerre, Ridha Charfeddine s’est finalement résigné à opter pour une autre piste. Il a fini par trouver un accord avec l’ancien international reconverti en entraîneur, Mehdi Nafti.

L’accord conclu entre les deux parties s’est concrétisé par un contrat. Mais cinq jours à peine après avoir signé le bail, Mehdi Nafti a disparu des radars avant de réapparaître en Espagne où il s’est engagé avec Deportivo Lugo.

D’Espagne, Mehdi Nafti a transféré le montant de la clause libératoire, 27 000 euros, soit l’équivalent de 100 000 dinars, et posté un message à l’adresse des supporters étoilés : « Des contraintes familiales m’ont poussé à revenir sur ma décision. J’assume pleinement et j’ai payé la totalité de la clause libératoire ».

Il n’y a pas que la famille…

Dans son message adressé aux Etoilés, Mehdi Nafti a évoqué des contraintes familiales. Sauf qu’il n’a pas dit toute la vérité.

Mehdi Nafti était emballé par l’idée d’entraîner l’ESS au point d’accepter un salaire de 9.000 euros seulement. C’est que le courant est bien passé entre le président de l’ESS et l’ancien international tunisien qui était séduit par le projet sportif que Ridha Charfeddine lui a proposé.  Mais si le courant est passé avec Charfeddine, les choses ne sont pas si bien passées avec tous les autres dirigeants, notamment le président de la section football, Chokri Lâamiri.

Nafti a confié à son agent qu’il n’a pas trouvé de vis-à-vis, en l’occurrence un directeur technique, avec qui il pourrait communiquer, notamment au sujet des recrutements, lui qui ne connaît pas les rouages du championnat tunisien.

Autre motif du départ précipité de Nafti, la campagne menée par une frange de supporters contre Ridha Charfeddine. En cas de départ de ce dernier, avec qui il aurait affaire ? Une équation à une inconnue qui l’a poussé à plier bagage et à prendre un billet sans retour pour l’Espagne.

Pour sa première à la tête du Club Deportivo Lugo, formation basée en Galice, Mehdi Nafti a réussi ses débuts en tant que coach du club de Ligue 2 espagnole.

Le onze à Nafti s’est ainsi imposé (1-0) face à Castellon dans le cadre de la 6e ronde de la Liga Adelante. Ce succès signé hors de ses bases permet au CD Lugo de remonter à la 16e place et de prendre quelque peu de la hauteur. Pour Nafti, c’était donc le scénario idéal : « Je dispose d’un groupe sérieux et volontaire. Débuter par une victoire ne peut que me ravir », a affirmé le technicien tunisien.

Riga dans le viseur !

Dans les coulisses du club, une piste est évoquée pour le poste d’entraîneur. On parle du technicien belge José Riga, l’ancien entraîneur du CA.

Le nom du Serbe Zoran Milinković a été aussi évoqué, sauf que ce dernier s’est engagé il y a un mois avec le Moghreb Athlétic de Tétouan, à moins que des négociations se fassent dans les coulisses.

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