«Bravo à tous les distributeurs et exploitants qui font tout pour sauver les films d’auteur en adaptant leur emploi du temps et les horaires de projection».

Sélectionné et primé dans différents festivals internationaux, entre autres, au Cinemed—Festival International du Cinéma Méditerranéen de Montpellier (Compétition Documentaires—Mention) et aux Visions du Réel— Nyon en Suisse ( Compétition Burning Lights) en 2018, au  Filmer le travail—Poitiers (France) dont il a raflé le prix spécial du public, au Festival du Film Arabe de Fameck—Val de Fensch—Fameck (France) où il a reçu le prix du documentaire et au «Traces de Vies»—Clermont-Ferrand (Compétition) en 2019 et cette année au Festival du premier film documentaire —Marseille (La Première Fois), l’excellent documentaire «La voie normale»  de la Tunisienne Erige Sehiri continue à se distinguer sous d’autres cieux. Sa réalisatrice vient, d’ailleurs, d’annoncer sa sortie française prévue à partir du 3 novembre 2020 au Cinéma Les 3 Luxembourg. «Bravo à tous les distributeurs et exploitants qui font tout pour sauver les films d’auteur en adaptant leur emploi du temps et les horaires de projection», note-t-elle.

Produit en 2018 par Akka Films et Nomadis Images, le film suit le quotidien de cheminots tunisiens affectés à la ligne n°1 la surnomment «La voie normale», la seule construite selon les normes internationales mais aussi, ironiquement, la plus délaissée et détériorée du réseau. Les accidents sont fréquents et les vies des passagers et des employés sont mises en danger. Aux commandes des locomotives, Ahmed, Afef, Issam, Abee et Najib sont acteurs et témoins du difficile processus de transformation des chemins de fer tunisiens, et par extension de la société postrévolutionnaire tunisienne dans son ensemble. Chacun d’entre eux essaye au mieux de trouver une nouvelle place dans une société qui peine à se créer un mode d’existence démocratique. En dénonçant l’incompétence et la corruption, ce film célèbre la dignité, l’espoir et la résilience.

Bon vent !

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