A deux semaines  du coup d’envoi du championnat, la situation est encore floue.

L’on pensait que les responsables bizertins allaient trouver les solutions appropriées aux nombreux problèmes accumulés au CAB. Mais l’on constate malheureusement que c’est toujours le statu quo. Pire, l’entraîneur bénévole Mokhtar Trabelsi vient de tirer la sonnette d’alarme ! Il se dit étonné de ne voir ni les dirigeants actuels  ni le comité de soutien se soucier du sort du club. En effet, devant l’absence totale d’encadrement, les Cabistes se trouvent livrés à eux-mêmes deux semaines avant le démarrage du nouvel exercice 2020-2021. L’administration ne répond pas, les responsables ne sont pas là et les joueurs ne savent plus à quel saint se vouer. L’inquiétude plane au-dessus du stade Ahmed-Bsiri. La petite lueur d’espoir de voir un « volontaire » déposer sa candidature s’est vite éteinte parce que la situation demeure obscure, tout particulièrement sur le plan financier.

Le nerf de la guerre

Le président élu, Abdessalem Saidani, a, de nouveau, annoncé sa démission via les réseaux sociaux et dit l’avoir présentée au gouverneur de Bizerte. Il lui a délégué le pouvoir de nommer un comité provisoire qui gèrerait les affaires du CAB pendant trois mois, le temps de préparer le rapport financier et tenir en décembre une assemblée générale élective. Autrement dit, on n’avance pas parce que la pomme de discorde réside  justement  dans ce fameux bilan financier. Pendant ce temps, la régularisation administrative  des jeunes  espoirs n’est pas assurée et l’opération-recrutement est au point mort. On n’entrevoit vraiment pas le bout du tunnel.

Nous ne pouvons que saluer le courage de Mokhtar Trabelsi, Zied Lâaroussi  et Youssef Zouaoui, tous trois enfants du CAB. Messieurs les responsables de toute nature qui ont le destin de Bizerte entre les mains, réveillez-vous, il y a péril en la demeure !

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