Ce sera sans doute un calendrier remanié en plus d’être chargé. Un vrai casse-tête avec ce qui se passe dans la majorité des clubs.

Ça ne va pas du tout être une saison facile pour les clubs et le duo chargé de gérer le championnat, la FTF et la Lnfp. Prévu les 6 et 7 novembre, le championnat risque de marquer un retard et donc un remaniement d’entrée. C’est que la plupart des clubs engagés sont frappés à différents degrés du Covid-19.

Joueurs et staffs ont dû connaître et vivre la pénible expérience de cette pandémie, et donc ont dû arrêter leurs activités. La plupart de nos clubs viennent juste de reprendre les entraînements, sur fond de protocole sanitaire strict et des frayeurs aussi. De quelle pré-saison parle-t-on quand les meilleurs clubs ayant de gros moyens, telle l’EST, n’ont pu accomplir une préparation ordinaire et conforme aux prévisions ? Il n’y a pas que le Covid qui a frappé tout le monde avec la perturbation des entraînements que l’on connaît, mais aussi les éternels problèmes financiers qui touchent plusieurs clubs. Métlaoui, et rien que ce club, connaît un arrêt total de son activité faute de finances et de soutien au bureau directeur dépassé par les événements. Cerise sur le gâteau, l’affaire de Chebba et la fameuse formule de barrage «inventée» pour le remplacer. Tout cela pour dire que l’on a une atypique intersaison où les clubs essayent, à grand-peine, de reprendre sur un bon tempo et de gérer un quotidien malheureux. Même les meilleurs n’échappent pas à ce constat. Si l’on va commencer les 6 et 7 novembre (si cette date est bien sûr maintenue), on doit protéger les joueurs et les staffs contre la contamination. Maints clubs n’ont pas décrété un strict protocole sanitaire et se préoccupent plus de payer les salaires dûs. Et si on a d’autres cas de Covid-19 d’ici à début novembre? Et même s’il n’y a pas de cas, comment garantir des chances équitables, alors que la plupart des clubs ont repris plus tard ? Forcément qu’il y aura des clubs beaucoup plus frais que d’autres, qu’il y aurait le risque de blessures musculaires pour des joueurs déjà pas très soucieux de leur état de santé.

Tout cela pour dire que quelque chose ne tourne pas rond pour la saison qui vient. Aux responsables de la FTF et de la Lnfp de prévoir d’autres scénarios de calendrier qui tiennent compte surtout de l’évolution et de la menace du Covid.

Sauver la saison

C’est le mot d’ordre qu’on doit décréter haut et fort. Les perturbations que vivent la plupart des clubs ne sont pas une mince affaire, et les cas positifs qui se propagent de plus en plus vont mettre tout le monde dos au mur. Et c’est au bureau fédéral, ayant des moyens financiers abondants, de venir en aide aux clubs qui n’ont pas de quoi vivre. L’épisode Chebba est aussi un casse-tête chinois qui va affecter le calendrier. Et si le CSChebba reste par miracle? A ce moment, ce sera encore un calendrier remanié. Pour cela, il faut que l’opération sauvetage de la saison passe obligatoirement par la participation des clubs eux-mêmes. Ce n’est pas une saison dans un contexte ordinaire. Au contraire, c’est exceptionnel à tous les niveaux. Risque-t-on de rater l’exercice 2021? En tout cas, il faudra beaucoup de minutie et d’intelligence pour parer à d’éventuels aléas de parcours, notamment la redoutable variable Covid-19.

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