Doit-on s’inquiéter outre mesure pour l’équipe fanion de l’Espérance en raison de son calendrier de fin de saison, le moins qu’on puisse dire harassant ? Surtout que le doyen des clubs tunisiens se prépare d’arrache-pied pour sa deuxième finale africaine d’affilée.
Effectivement, c’est un peu agaçant pour Mouine Chaâbani qui a certainement constaté le coup de pompe général de son équipe à la fin de son dernier match joué contre l’USMonastirienne à Radès dans le cadre des quarts de finale de la coupe.
Il est vrai que dans ce match, la troupe de Chaâbani a fait tout le travail dans la première heure du match en marquant trois buts, mais dans le dernier quart d’heure, elle a sérieusement peiné. Ce fut en raison d’une fatigue générale qui donne quand même quelques soucis.
Les «Sang et Or» doivent livrer quatre matches en l’espace des quinze derniers jours restants de ce mois de mai : celui de cet après-midi et trois duels de gros calibre contre l’ESS à Sousse le 18 et surtout les deux chocs continentaux face au Widad de Casablanca le 24 à Rabat et le 31 à Tunis. Il ne faut pas oublier également que le marathon se poursuivra encore après avec les cinq journées restantes du championnat national (CSS, JSK, CA, USBen Guerdane et CAB).
Bien évidemment, l’on sera obligé d’empiéter sur le mois de juin pour en finir avec cette interminable galère.
Il faut dire que c’est la nouvelle formule des compétitions continentales qui a contribué au chamboulement de la programmation des matches. On espère donc qu’on sera épargné de ce genre de calvaire dès la saison prochaine !

Les doublures à la rescousse
Jusqu’à présent, l’Espérance arrive, malgré vents et marées, à se tirer d’affaire sans la moindre séquelle. Ses résultats sont tous positifs sur tous les fronts où elle se trouve engagée. Ceci étant grâce en particulier à une bonne gestion de l’effectif très étoffé mis à la disposition du staff technique espérantiste.
Chose qui permet aux joueurs les plus utilisés d’être ménagés de temps en temps.
C’est d’ailleurs ce qui va se passer aujourd’hui devant le Stade Gabésien.
La preuve de la richesse du potentiel humain de l’Espérance a été donnée plus d’une fois. En exemple, l’excellent match dont le Nigérian Junior Lokosa a été l’auteur samedi dernier face à l’USMonastirienne. Cet avant de pointe a marqué un but et en a offert un à Youssef Blaïli. En plus du fait qu’il a été un danger constant pour la défense adverse. Du coup, l’éclosion du Nigérian fera, une fois de plus, oublier l’indisponibilité de Yassine Khénissi encore convalescent.

Trois pour un poste
Sur un autre plan, on risquerait même de constater de l’embouteillage dans d’autres postes où les places sont devenues très chères. C’est, par exemple, le cas du poste d’arrière-droit où Mouîne Chaâbani n’aura que l’embarras du choix entre Iheb Mbarki, Amine Meskini et le revenant et vieux routier Sameh Derbali. Ce dernier a de fortes chances d’être titularisé aujourd’hui et contre l’ESS afin de retrouver ses marques avant la double confrontation africaine avec le Widad.
Même au milieu du terrain, on aura six ou sept postulants pour former le quatuor de l’entrejeu. Il s’agit de Franck Kom, Fusseïni Coulibaly, Ghaïlane Chaâlali, Saâd Bguir, Anice Badri et le même Amine Meskini.
En attaque aussi, une armada de valeureux joueurs est toujours prête à offrir ses services à l’équipe pour composer le duo de pointe. La paire peut être faite à partir de Youssef Blaïli, Bilel Mejri, Hamdou El Houni (convalescent), Taïeb Meziani, etc.
Comme quoi, l’effectif «sang et or» donne au staff technique toutes les alternatives de rechange sans que le rythme de croisière ne soit affecté.
Amor BACCAR

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