Facile à dire, difficile à faire ? Non, nos arbitres étaient, il y a une semaine, fermement décidés à boycotter toutes les rencontres des deux sexes programmés pour le reste de la saison.
Leur menace était d’autant plus sérieuse et lourde de conséquences que des finales du championnat et de la coupe de Tunisie, toutes catégories confondues, ne se seraient pas déroulées. Pourquoi tout ça ? Eh bien parce que nos referees exigeaient, mordicus, d’encaisser leurs arriérés de primes qui remontent, il est vrai, à plus d’un an ! Engluée dans une crise financière rendue chronique par la réduction par le ministère, jusqu’à… 30% du volume de la subvention annuelle qu’il lui alloue, la Fthb a dû faire des acrobaties, frapper à des portes et presque demander l’aumone pour réussir, au bout d’un suspense asphyxiant, à collecter un montant inespéré de 150 mille dinars. Un pactole qui fut viré, dans sa totalité, dans les comptes bancaires des arbitres. Ouf de soulagement : la fédé a évité le pire et les «victimes» ont gagné un bras de fer d’une acuité sans précédent dans l’histoire du handball tunisien.

Des arbitres hors jeu
N’empêche que nos arbitres ne sont pas tous au-dessus de tout reproche. Éternellement insatisfaits, ils en font souvent à leur guise. Telle cette paire qui a, en dernière minute, déclaré forfait pour la demi-finale de la coupe (seniors dames) devant opposer samedi le Club Africain à l’Association Sportive Féminine de Mahdia. Un sommet qui a drainé un public nombreux qui rentrera hélas, bredouille, le match n’ayant pu se dérouler. Attendons les conclusions de l’enquête diligentée par la Fthb pour en savoir plus sur ce «scandale».

Béni Khiar et Mahdia sur le podium
Dimanche, on jouait pour le compte des finales de la coupe de Tunisie des cadets et des juniors dont les heureux lauréats furent El Baâth Sportif Béni Khiar et El Makarem de Mahdia, beaux vainqueurs respectivement du Club Africain et de l’Etoile Sportive du Sahel. L’enseignement majeur à en tirer réside dans cette extraordinaire pérennité des écoles de formation de Béni-Khiar et Mahdia qui confirment ainsi, de magistrale façon, leur étonnante longévité, en matière de travail de base performant, méthodique et imperturbable.
Et c’est justement sur ces deux usines de création de talents auxquelles il faut associer celles de Moknine, Hammamet, Ariana, Menzel Témime, etc, que la fédération et sa DTN devront obligatoirement miser, en y investissant à fond, par suivi motivation et encadrement interposés. Car, il y va de l’avenir de notre handball.
Mohsen ZRIBI

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