C’est le chanteur de grande notoriété Lotfi Bouchnaq, qui a donné le coup d’envoi de cette 3e édition dans les jardins andalous du musée du Bardo. Musée où a eu lieu le 18 mars 2015 une attaque terroriste qui s’est soldée par la mort de plusieurs touristes.
Au cours de cette deuxième soirée, Noureddine Béji a entraîné le public dans un voyage musical agrémenté de mélodies égyptiennes de l’immortel Mohamed Abdelwaheb, puis de deux de ses compositions personnelles pour terminer sa prestation avec un cocktail de chants soufis de la Hadhra. Une prestation qui a duré 1h30 sans que l’audience ne s’en lasse ou s’ennuie. Le chanteur a été remercié avec un grand bouquet de fleurs et une ovation nourrie.
En deuxième partie du spectacle, la chanteuse Meherzia Touil, à la voix envoûtante , a choisi de démarrer avec des chansons de gros calibre de l’astre de l’Orient Oum Kalthoum avant de passer au répertoire tunisien pour présenter un florilège de refrains connus d’ Ali Riahi et Hédi Jouini. Des chansons éternelles qui ont fait vibrer l’auditoire. L’artiste a été saluée généreusement par le public et accompagnée dans les coulisses avec un bouquet de fleurs en récompense de sa belle prestation.
Les prochaines soirées seront animées par Mohamed Jebali (16 mai) et Adnen Chaouachi et Chokri Omar Hanachi (19 mai). L’intérêt de ces nuits du musée du Bardo est de mettre en valeur le musée et de sensibiliser le public sur le riche patrimoine culturel qu’il renferme.

Application Musée Bardo Up
Par ailleurs, l’Agence de mise en valeur du patrimoine  et de la promotion culturelle et l’Institut national du patrimoine mettent à la disposition des visiteurs du Musée national du Bardo deux nouveaux produits : l’application « Musée Bardo UP » de la réalité augmentée en trois langues (arabe, français et anglais) sur Smartphone et tablettes pour les amateurs des nouvelles technologies et une autre consacrée aux aveugles et aux malvoyants.
Pour ces derniers, il existe une quinzaine d’objets imprimés reproduisant quatre mosaïques et onze sculptures dans «le grand hall d’entrée», «la Driba» et la «salle de Carthage». Il s’agit de la grande mosaïque du Triomphe de Neptune exposée dans le hall d’entrée, la mosaïque représentant une scène de boxe et le cadran solaire en forme de zodiaque à la Driba.
A cela s’ajoutent les statues féminines et masculines de Vénus, d’Isis, des impératrices de Dionysos, de l’Autel dit Gens Augusta et des mosaïques du Don de la vigne à Ikarios et du pêcheur à la ligne de la salle de Carthage.
Tous ces objets, sans exception, sont accompagnés de textes brailles réalisés par l’Institut des aveugles et des malvoyants de Sousse. Ces légendes sont des notices brèves en trois langues : arabe, français et anglais, donnant des informations sur le nom, la datation et le lieu de découverte de l’objet archéologique. Le téléchargement de cette application est d’ores et déjà disponible dans Play store.

N.G.

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