Mohamed Fadhel Mahfoudh, ministre auprès du chef du gouvernement, chargé des Relations avec les institutions constitutionnelles, la société civile et les organisations des droits de l’Homme, est au centre d’un questionnement de fond quant à la frange nidaïste qui aurait remporté la majorité des voix acquises lors du congrès de Nida Tounès.

Le congrès, qui s’était subdivisé en deux suites-de-congrès à Hammamet et Monastir, a ainsi donné lieu à deux bureaux politiques différents chapeautés par deux directions, celle de Monastir, avec Hafedh Caïd Essebsi et Néji Jalloul, et celle de Hammamet, avec Abdelaziz Kotti et Sofiène Toubel. Et ces deux «directions» ont donc adressé, chacune de son côté, un dossier pour informer la présidence du gouvernement, en la personne du ministre Mohamed Fadhel Mahfoudh, des changements intervenus à la tête du parti. Suite à quoi l’on a affirmé qu’un courrier officiel a crédité la frange Toubel-Kotti de l’agrément officiel.

Mais peut-on vraiment se fier à des ouï-dire et des «posts» facebookiens en guise de déclarations ministérielles ?

Quoi qu’il en soit, c’est ce que l’on nous offre comme «déclarations authentique». A moins que le compte du ministre n’ait été piraté.

Mieux authentifiées se trouvent être les démarches entreprises par Selma Elloumi dont la démission du Cabinet présidentiel a fini par être acceptée, hier, par le chef de l’Etat.

Selma Elloumi a opté pour une alliance avec la fraction Sofiène Toubel pour un rassemblement de diverses franges de nidaïstes historiques, dont elle assumerait la présidence. Parmi ces franges, on compterait Saïd Aïdi, Fadhel Abdellatif et Mohsen Marzouk.

M.J.

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